‹ Le Second Mari, comédie en trois actes et en versChapitre 5 sur 44 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

JOLLIVET, COURVILLE, 1SAURE.

COURVILLE

Tu m’as fait là , mon cher , un cadeau véritable : Actif, laborieux, d'humeur douce et traitable.

Dans un autre moment . nous (varierons de lui ,

Les affaires viendront plus tard ; mais , aujourd’hui. Je ne veux que fêter ton heureuse arrivée :

Ma journée est à toi , Je te l’ai réservée.

Ces bons jours-là, pour moi , viennent si rarement !

JOLLIVET, à paru

Encore! Dieudonné dit vrai, c’est alarmant;

Mais, sur lui, désormais , l’œil de l’amitié veille. COUBV1LLE.

Au surplus, mon ami, tu tombes à merveille,

Car un événement heureux et souhaité ,

Va rendre à ma maison quelque peu de galté;

Mais, entre nous , le bruit m'importune et me lasse. Tu iulvras les détails de la noce à ma place. JOLLIVET.

Et qui donc sc marie ?

COURVILLE

Isaure que voilà ,

Dans un mois... Dieudonné ne t’a pas dit cela f&\ Elle épouse le fils d’un banquier de Marseille. JOLUVET.

SI total

COURVILLE

Depuis long-temps la raison me conseille D’étendre mon commerce, et, parce coup hardi ,

Je m’ouvre, en un seul jour, tous les ports du Midi. JOLLIVET.

Et Tentant, cela va sans dire , est enchantée?

COURVILLE

Tu comprends que d’abord je l’avais consultée;

Elle a mis une grâce à tout.

ISAURE, **ec imUrui.

Mon Dieu , j’ai dù

Répondre sur ce point comme j’ai répondu.

Quand je songe à l’état où vous m’avez trouvée , Orpheline et sans bien vous m’avez élevée;

Chaque Jour fut marqué par un nouveau bienfait; l o père eût fait pour moi moins que vous n’avez fait. Je m’en suis souvenue , et ma reconnaissance Vous était un garant de mon obéissance.

JOLLIVET, qui l'a obwnw, « part.

C’est bizarre : on dirait, en répondant ainsi...

TOM , au fmid , annooç an!.

Le comte de Varange.

COURVILLE

Eh quoi l le Comte Ici I

Faites entrer.

I Ton» ao>l.)

JOLLIVET

Un Comte ! Excuse ma surprise.

COURVILLE

C’est mon associé dans certaine entreprise,

Un commanditaire.

JOLLIVET

Ah!

Le faubourg Saint-Germain Et la Bourse, aujourd'hui , se tiennent par la main, Et le siècle confond , sans que nul œil s’en blesse , La noblesse de l’or et l’or de la noblesse ;

Au surplus, il nous nuitte ; Il est nommé, dit-on , Ministre-résident de France à Washington.

( Le Comte parait au fond. |

( A Itauro. )

Lalsse-nous , mon enfant.

{(«aura sort par le foui! , eu échangeant .nrc 14 Cumlc un? prrDixJc ululation. )

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