‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 1 sur 17 · EUR · texte numérisé non relu

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L HOHUE INTIME

mes précédents ouvrages sur le Second le suis laissé séduire, surtout, par le [ue et curieux des notes qui m'aidaient narration et je n'ai eu que rarement tre intimement troublé, d'éprouver la neatale ou le frisson tragique qui natt, 'un poème idyllique ou d'une épopée

es chapitres, cependant, concernant érement les événements derniers du oléon m, je n'ai pu voiler l'émotion qui moi et il m'a semblé, alors, mettant ne la personne de l'Empereur, que je îvant l'un de ces héros du romaTi ou du

l'homme intime.

consciemment, en dépit de sa froideur, de sa réserve et de la justesse de son esprit observateur, il devait conduire ses heures comme autant de chapitres d'un feuilleton, les faisant accidentées, fiévreuses, et les présentant au peuple, toujours liées à une sorte de « suite à demain » énigmatique et passionnante.

Et dans cette attitude de TËmpereur, et dans cette physionomie de son règne, il n'y eut rien que do très naturel. Cet homme et ce règne, en effet, ne venaifflat-iU pas en une minute comme marquée par le destin? Le pnnce Loois Bonaparte n*était-il pas jeté dans l'Histoire, avec toute la précision d'une chose née d'une légende, partant immuablement fixée, dont la marche est irrémédiablement dé terminée?

Les vers magiques de Victor Hugo chantaient son nom ; les volumes de M. Thiers célébraient la gloire de son oncle ; les refrains deBéranger, murmurés par le peuple, remuaient la poussière d'or des abeilles impériales mortes à Sainte-Hélène, mais ressuscitées,. et bourdonnant autour de cette ruche — les Invalides. Le prince Louis Bonaparte, dans un sentiment étranger à son libre arbitre, mû par une force au-dessus de la sienne, sous l'influence même de la légende qui le portait vertigineusement vers le trône, voulut être, Empereur, le demi-dieu de cette légende, voulut prendre à son compte les paroles sublimes de Victor

des courtisans, des fonctionDaires, des solliciteurs; mais, sincèrement, quoiqu'il sût merveilleusement tenir son rôle de maître, l'attitude que les circonstances lui imposaient, le lassait en l'éloignant de sa rêverie tant aimée — rêverie faite tout autant des évocations du passé que des mystiques illusions de l'avenir. El il se sentait heureux, lorsque seul, hors dçs regards importuns, il lui était permis de reprendre son corps et son âme de philosophe — son allure physique, sa quiétude morale de brave homme rêdant en sa maison.

Ceux qui n'ont connu l'empereur Napoléon III que dans le conventionnel apparat de la Cour, n'ont rien su de lui. Il est, certes, curieux k étudier dans les actes publics de sa vie ; mais il ne l'est pas moins dans son intimité, dans la Tamiliarité do son existence privée.

L UOUME INTIUE.

leries, en bordure de la Seine, et là, ayant ai quelque confident, le général Lepic ou le gt Fleury, plus particulièrement, il demeurait di gués heures, cbeminant paisiblement, arrêtai regard tantAt sur le panorama des rives du £ tantôt sur Paris, vers le jardin où des bandes fants s'ébattaient, insouciants et joyeux.

Plus près de lui, souvent, et séparé de ces bins, un enfant, aussi, jouait, mais jouait dan donnancement d'une récréation orficielle. G'éta &ls — ce fils qu'il adorait comme le fanatique son dieu, pour lequel il vécut après sa chute, lequel il mourut deux fois, lorsque son effort retenir en lui, la vie, le trahit.

L'Empereur souffrait visiblement de la re

qui était imposée au petit Prince; il eût vot

voir courir parmi ces enfants libres et jetant v

ciel leurs cris, leurs joies ou leurs larmes, en

siastes et charmeurs comme le bonheur. 11 eût

le conduire au milieu d'eux. Mais la règle ex

que le pauvre et impérial petit rest&t, morose,

nis que l'étiquette lui permettait d'à

nt. une après-midi, l'Empereur r<

prit la main de son fils et se dirigea

I jardin public des Tuileries. 11 y ei

1 quand, reconnus, le souverain

vërent près de la cohue des gamins,

i assis sous les grands arbres et su

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