‹ Le Secret de mon oncle, vaudeville en un acteChapitre 10 sur 32 · LE SECRET SE MON ONCLE · texte numérisé non relu

LE SECRET SE MON ONCLE

desjobert. En effet... je ne l'aveu pas remarqué d’abord... toi qui étais d’une galté folle.

st" de brétonville. Le chagrin d'être loin de son epoux et de sa mèra... n’estce pas , ma Elle ?

Diana. Oui, maman... oui, mon ami...

j'avais besoin de tous revoir... d'étre auprès de vous... et puis je suis un peu Souffrante.

desjobert. Il faut tout de suite envoyer ches le docteur...

ESTELLE. Ob ! c’est inutile... nous l'avons rencontré... et nous le verrous bientêt... ça lui fera une visite...

desjobert. A quoi servent les eaux...

si on en revient malade ?.. vous ne vous êtes doue pas amusées ?

Estelle. Ob ! si fait , beaucoup dans les roimnencemens... tous les jours des bals , des concerts. . . des parties déplaisirs...

desjobert. Silence !.. n’avez-vnus pas entendu marcher quelqu'un dans la chambre d’à côté?..

*“'■ de BRÉTON villr. IN on per-

sonne...

DESJOBERT , so remettant. Ahé.. vous Allies doue au bal... au concert ?

Estelle. Oui, mon cousin... c'était charmant : Diana et moi , nous passions pour deux demoiselles à marier...

DESJOBERT. Ah!... Diana aussi!...

Estelle. Oui... c'était convenu avec M— Yerinout et il fallait voir com-

me on nous faisait la cour... à Diana surtout , parce qu'elle avait les plus jolies toilettes... nous avons ri bien souventdes jeunes gens qui voulaient l'épouser.

desjobert. Oui... c’était drôle...

Estelle. Comme je lui disais : C’est dommage que tu ne puisses pas le marier deux fois.

M" de brétonville. Cette conduite est bieu légère... et cela me fait regretter davantage...

ESTE lie. Oh! matante... je vous assure que nous ne faisions guère attention à ces messieurs... pour mon compte... il n'y en a qu'un ou deux qui m'auraient aasez convenu...

desjobert , virement. Écoutez!., il me semble qu’on vient d’ouvrir une porte...

ai - * de brétonville. Ah ça!.... vous rêvez, mon gendre?..

Desjobert. Me parlez pas si haut , belle maitian... vous avez une voix !..

M" de brétoitville. Qu’y a-t-il donc?..

Il se pasae en vous quelque chose d'extraordinaire...

desjobert. Il est vrai que je suis dan* un embarras !..

M" DE BRÉTON VILLE. Et pourquoi .

s'il TOUS plaît?

desjobert. Pourquoi ?.. parce qu’il est là , il est arrivé !

diAna. Qui donc , mon ami ?

desjobert. Mon neveu!

M" DE breton vu. le Votre neveu est ici ?

ESTELLE. Votre héritier , à qui vous avez caché votre mariage ?

DESJOBERT , lui faisant signe de parler

plut has. Lui-mëtne ! Il a intention de

partir demain malin, et je lâcherai qu’il s'en aille aujourd hui.. .

M“* DE brê TON ville. Vous avez raison... votre neveu est galant, sans doute...

et, s'il restait ici... il v aurait à craindre...

desjobert. Il y a tout à craindre...

ainsi, croyez-moi , ne vous montrez pas...

gardez votie appariement jusqu’àce soir...

ça n’est pas bien long...

de brétonville. C’est mon avis...

ESTELLE. Ali! quel dommage!... ce château est si désert... on y voit si peu de figures humaines...

M" DE brétonville. Ma nièce !..

ESTELLE. Je ne dis pas ça pour vous, ma tante...

Diana. Ne l’écoutez pas , mon aini. v nous ferons ce que vous voudrez... moi d’abord, j’y suis aussi intéressée que vous... Votre neveu ne nie verrait pas aiec plaisir... il me regarderait priii-ctre comme une ennemie... et j’aime beaucoup mieux éviter sa présence... d’ailleurs il suffira que vous le désiriez , que cela vous convienne...

desjobert. Comme tu es Donne...

comme tu es aimabte... dire qu’elle est de retour... qu’elle est là, près de moi... et il faut que ce diable d'Ernest!..

ESTELLE. Ernest !

DIANA. Ernest!

desjobert. Oui c’est son nom

ainsi vous me promettez le secret toutes les trois...

ESTELLE, àpart. Je serais pourtant bien curieuse...

desjobert. Pardon , Diana, de me séparer de toi... vous feriez peut-être mieux de vous enfermer dans le pnvillon du jardin... c’est plus éloigné... plus solitaire...

diana. Oui, mon ami... comme vous voudrez...

desjobert. Passez par votre appartement de peur qu'on vous aperçoive...

MAGASIN THEATRAL

ENSEMBLE

Am: A ce soir, douce esperance (Etre aime ou çtoorir.)

À ce soir... de la prudence.

En vous je met* ma confiance...

Mais combien l’im patience Ici va doubler ma souffrance.

J’ai du moins, ponr aider mon courage...

Dans ce nouveau veuvage,

L’espoir,

De Tons revoir.

4 ce soir, ctc. v etc.

DUNA, H m * DE MITOS»ltl«.

Ace soir... de la prudence,

En nous, ayei bien confiance...

Après une telle absence,

Croyez îi notre impatience...

Mais il faut, prolongeant le veuvage,

Attendre avec conrage..

L'instant De nous revoir !

A ce soir, etc., etc.

bstbllb, à part.

A ce soir!., sur ma prudence A tort ils comptent, je pense...

Après une telle absence,

Vraiment je meurs d'impatience...

Mais je puis, pour peu qu'on m’encourage,

Sans leur donner d'ombrage,

Sortir

Avant ce soir.

Ace soir, etc., etc.

[Les trois femmes sortent par la gauche.)

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