‹ Le Secret de mon oncle, vaudeville en un acteChapitre 11 sur 32 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

■ DESJOBERT , ensuite ERNEST.

DK5JOBF.il T , à la porte à gauche, et stuvant sa femme des yeux. Dieu ! quel dommage!.. elle n’a jamais été ai douce avec inoi... adieu! adieu!..

(It lui envoie des baisers.)

ERNEST , entrant par la droite. Parbleu , mon oncle!...

DESJ0RERT, fermant vivement la porte.

Hem?... qu’est-ce que c’est?

ERNEST. Je dis, mon oncle, que votre cuisine est en progrès... elle a suivi le mouvement... et j’aime assez le mouvement dans la cuisine... >

DESJOBERT , à part. H m’a fait une frayeur!..

ERNEST. A présent , mon oncle... je suis prêt à parcourir vos domaines... montrezmoi les changemens, les embellisseinens...

je vois, dans vos yeux, que vous en grillez d’envie.... et moi-même je suis curieux de connaître...

desjorert , à part. Comment le décider à partir sur-le-cbamp?

ernest. Nous commencerons par votre jardin... si vous voulez... il me semble y avoir aperçu un nouveau pavillon...

desjObert, à part. H a un instinct pour me tourmenter!.. (Haut.) Mon ami... ce serait bien volontiers... mais je suis tellement préoccupé. ..

ernest. Quelque chose qui vous contrarie?..

desjObert. Précisément... et je ne sais comment l’apprendre...

ernest. Une nouvelle désagréable?

desjobert. Très-désagréable ! (A part.) Bon!... m’y voilà... (Haut.) Une lettre de Paris, que je reçois à l’instant... on me prévient qu’un banquier, chez lequel j’ai placé cent mille écus , est sur le point de manquer...

ernest. Diable!., c’est fâcheux!..

desjobert. L’essentiel est de ne pas

S erdre une minute. ..Tu sens que le moinre retard... et j’avais pensé qu’il te serait peut-être indifférent. ..

ernest. De partir aujourd’hui... en pareille circonstance, on n’y regarde pas de si près... je suis à vos ordres.

desjobert. Tu y consens !.. je n’attendais pas moins de ton amitié... je vais bien vite écrire un mot et te chercher les papiers nécessaires... tu t’entendras avec mon correspondant.

ernest. Dès que vous aurez fini je prends la poste

desjobert. Ce cher Ernest... cet excellent neveu... (A part.) M’en voilà débarrassé.... (Haut.) Reste là.... je reviens à l’instant...

(Daiu ce moment Julien traverse le théâtre, il entre par le fond et sort par la ganebe, portant un carton 11 chapeau, an châle et une ombrelle.)

ernest. Mon onde!..

desjobert. Hein?..

ernest. Qu’est-ce que je vois donc là ?. .

votre domestique qui porte un châle., une ombrelle...

desjobert , à part. Que ce Julien est maladroit!..

julien. Vous m’appelez, monsieur?

desjorert. Non, non, allez-vous-en...

ernest. Vous ne me disiex pas que vous aviez des dames chez vous.

desjobert. Des dames!... oui, oui... je n’y songeais plus... c’est une étrangère...

une dame d’uncbàteau voisin... elle part pour Marseille.

ernest. Ab!., elle part pour Marseille?

il parait que tout le monde voyage, id?..

desjobert. Et... comme la diligence passe devant ma porte... je l’ai engagée à venir l’attendre..-

ernest. C’est plus commode!., cette dame est jeune?..

desjobert. Ah ! bien oui !.. un âge ré-

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