SCENE XII
Les Mêmes , DESJOBERT.
desjobert , accourant. Tiens , Ernest !
voici la lettre et les papiers. (S'arrêtant.') Dieu! la belle-mère.
ERNEST, lui tendant ta main d'un air attrntlri. Touchez là , mon oncle , louchez
là.
Dr.SJOBERT , étonné. Volontiers , mot, ami... tu me dis ça d’un ton..?
ernest , le tirant à l'écart. J’ai appris tout-à-1 'heure l’accident qui vous est ar rivé.
Oesjorebt, plus tas. Un accident ?
ernest. Chut!
M"' DE BBÉTONVILLE, à part. Pourvu qu’il n’aille pas démentir...
ernest. Dites-moi si vous êtes heureux ; j’ai besoin de savoir si vous êtes heureux.
desjorert. Parbleu! cette question!., tu me connais , je ne prends pas de chagrin... et quaud on est libre, quand on est...
ernest. Quand on est marié ..
desjorert, effrayé. Hein ! qu’est-ce que tu dis ?
ernest. Je sais tout, mon oncle.
desjobert, à part. Grand Dieu! exécrable belle-mère :
ernest. Ne craignez pas mes reproches, parce qu’eiidii ce mariage est assez convenable... à la rigueur...
desjobert. N'est-ce pas, il me semble qu’à la rigueur... il y a pourtant de mes amis qui blâmaient la disproportion d’âge.