SCENE XX
ER N EST , HA R DOLIN , entrant par le Jonil, ayant l’air de chercher quelqu'un.
tiAitnou.N Dieu!., le neveu. .. allonsnous-eti . .
ERNEST, qui l’a ou , le retenant. Restez doue, monsieur le docteur... c’est le ciel qui vous amène.
bardolin Non, monsieur, c’est l’Iieurc du dîner... Mais où est donc M. Desjoberl?.. je le cherche partout...
ernest. Docteur... vous êtes lié avec lui depuis long-temps?..
n AHDOi.iv Depuis plus de dix ans, monsieur!..
ERNEST. C’est cela! je ne saurais mieux m’adresser... et j’espère que vous ne me refuserez pas vos bous offices. . .
bardolin. Vous êtes malade... c’est le changement d’air... voyons le poulx.
ernest. Non, docteur... plus tard...
ça pourra venir... il ne faut pas vous décourager... mais, pour l’Instant... c’est un Service que je vous prierais de me rendre auprès de mou oncle...
bardolin. Monsieur.. . j’ai pour principe de ne pas Die mêler...
ernest. Vous me l’avez déjà dit...
mais il s’agit d'une affaire si simple, si légitime... Je sais mut, monsieur!., je sais pourquoi mou onrle s'est marié... et moi, qui le blâmais, je l'approuve maintenant.
11 a eu raison de réparer ses torts... mai* il n’en est pas moins coupable envers mon., et je ne counais qu'un seul moyen de m’indemniser...
bardolin. 1 eqnel, monsieur?
ernest. C’est de me donner sa fille...
bardolin. Plait-il?... je n'ai pas bien enlendu...
eiivest. C’est bon, docteur... vous êtes du complot, et je ne prétends obtenir de vous aucun aveu. .. Tout ce que je désire, c est que vous consentiez à demander, imurinoi, à mon oncle la main de sa fille?..
bardolin. Sa fuie!., quelle fille?
ernest. Est-ce qu’il en aurait plusieurs?
bardolin. Il en a plusieurs?.. En vérité je ne sais où j’en suis...
ernest. Si je ne fais pas cette démarche moi- même... c’estqu’il faudrait rappel, r à mon oncle une faute... une faiblesse... d'autrefois... et je ne veux pas qu’il ail à rougir devant son neveu.. . tandis que avec vous... son ancien ami...
•4RDOL1N. Continent , vous êtes donc bien certain?... (// pari.) Au fait, ça n’est pas impossible.
ERNEST. Faites-lui sentir que ce mariage arrange tout!., concilie tout'., se»
devoirs envers sa fille et les promesses qu’il m’a renouvelées tant de fois. .
BARDOU N. Vous vous fixeriez sans doute dans nos environs ?
ERNEST. J’y avais déjà songé...
B \RDOLl\ , à part. Ca me ferait un ménage «le plus.
eraest. Chargez-vous seulement de la demande .. et ensuite je saurai bien détmiiiner tout le monde.
BARDOLIN. Dieu! que va dire M®* Desjobert ?
DESJOBERT, en dehors. Infernal neveu!, je ne lui pardonnerai de ma vie...
ERNEST. Je l’entends qui jure contre moi... quelqu’un l’aura délivré... je vous laisse avec lui.
B\RDOt.IN. Un moment donc...
ernest. Je me sauve!..
(Il k'cnfnil par la droite.)