‹ Le Secret de mon oncle, vaudeville en un acteChapitre 26 sur 32 · SCENE XXI · texte numérisé non relu

SCENE XXI

BARDOLIN, DESJOBERT M" de BRETON MLLE.

bvrdolin. Ce jeune homme est d'une vivacité.... et moi qui ne savais rien...

on a manqué de confiance...

DESJOUF.RT, entrant fuir ta gauche, subi de Ai" de Brètonoille Où est-il?., où estil?., il n’est pas ici?..

M" de brétûnvili.'E. Enfermer son onde!... heureusement j’avais une autre clef.

DESJOBERT. Serait-il déjà parti , sans me laisser le temps de le gronder?.. j’en serais enchanté par exemple...

BARDOLIN. Non... non!... il est ici... il nie quitte à l’instant.

df.sjobert. Ali! il vous quitte... ü vous a parlé?..

bardolin. Oui... et même il m’a chargé, auprès de vous , d’une commission fort délicate.

DESJORERT. Une commission... encore du nouveau?..

bardolin. Mais je ne sais si je dois, devant madame? .

DE BRÉTONVILt E. Comment ! . dit mystère entre lui et son oncle... il ne manquait plus que cela...

DESJOBERT. Calmez-vous , belle ma-

man... et vous, docteur, n’allez-vous pas taire le discret ?

8 \RD<ii.lv Dans le fait... je trous cm s trop hoimele homme pour avoir carl.é, eu vous mariant, une cirrunsunc. ails ■ grave..

DESJOBERT Aussi grave! ... est-ce encore pour m'effrayer?..

M" DE itRÉTow l l.LF.. Expliquez-' ous , docteur ...

Bvrinoi.lv Eli bien! en deux mots...

monsieur votre neveu m’a pu d" vous demander, pour lui, la itinm de tnad moisi Ile votre fille...

St-' DE BBÉTONVILLE. Sa fille!... ah!

voilà ce que je craignais.

DESJOBERT. Ma fille? . qu'est-ce qu’il entend... par ma fille?..

M 1 "' DK tiRÉiOvviu.E. Miséricorde!...

une fille naturelle!., ali ! c’est affreux!... c’est infâme’., quel avenir pour mon enfant...

desjobert. Ali ça! docteur... qu’esl-ce que vous venez me chanter?. .

R/VHDOt.lX. Coin meut, madame.. . vout n’étiez pas instruite?..

st" de brétovi ville. Non, dorleur...

il tn’a trompée... il a trompé ma fille...

c’est le comble de l’imligmté !..

bvrdoi in. Ab!., monsieur Desjobert.,.

monsieur Desjobert...

DESJORERT. Et vous aussi, Haidolin?..

ali ça! c'est donc l'enfer qui est décliaiué?

BvnnoilN. Croyez , madame, que je n’étais pas dans la confidence; sans cela...

je 11’aurats pas prêté les mains. .

n" de brétonvii LE. Pauvre Diana!., malheureuse victime. .

desjobert , /lassant. Malheureuse!

H" DE BRÉTOV VILLE. Depuis longtemps je me doutais de ce que vous etes ; mais je ne serai pas votre dupe... il y a des lois, il y a des tribunaux.

DESJOBERT. Ali ça ! brlie-maniaii.

M" DE BRÉTOXVILLE. Taisez-vous, suborneur.

DESJOBERT. Savez-vous que je finirai par perdre patience ?

iiviiniu iv .Monsieur Desjobert... une pareille conduite. .. c'est hideux.

DESJORERT Allez au diable, docteur.

M"' DE BRÉTON VILLE. V OUS êtes Ull vicUX iiberiin.

desjobert. Et vous, une vieille folle.

«"■ DE brétonv ILI.E. Dorleur , à mon secours... je vais avoir des attaques de nerfs.

MAGASIN THÉÂTRAL

ENSEMBLE

Air i Rien ne m'intimide (Avis aux coquettes). C'cèl abominable !

C'est épouvantable !

Quel soi t rb-plorabte î Ainsi ni’outrugtfr !

Ma is dans ma colère Je sautai, j’espère,

D'un affreux mystère Bientôt uie venger.

BIIIOIIST.

Je me donne au diable !

Quel soit déplorable !

C'est abominable !

Ainsi tu‘o<itr.tg« a r !

s De cette mégère L'a fi Veux caractèie Doit-il donc rue faire Toujours enrager!

CiTUiOLIN.

C'est abominable !

C’est épouvantable.

Quel sort d< ploiable Ainsi l'outragei !

Sa juste colère.

Bientôt , je l’espère.

D’un afl Peux mystère Saura le venger.

bardolin.

Je vous en p< ic,

Apaisez-vous!

DUiOlUT

Quelle furie !

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