SCÈNE II[ ROBERT, JOUVENEL
Robert s'arrête de jouer. Il se promène tout autour de la pièce sur la pointe des pieds. Il s'approche du fauteuil Voltaire.
ROBERT, à mi-voix.
Tu dors, dis?.. Tu dors, dis?
JOUVENEL, sursautant et tout en tournant son fauteuil face au public.
Quoi?.. Quoi?.. Qu'est-ce qu'il y a? (L'air heureux.) Ah! c'est toi, crapaud?
ROBERT
Je te demandais si tu dors?
JOUVENEL, en se frottant les yeux.
Moi?.. Dormir?.. Je n'ai pas dormi une miniilel
ROBERT
Alors pourquoi qu'tu fais... rrrr....
Il imite le ronflement.
JOUVENEL
C'est pour me distraire.
ROBERT, pas convaincu.
Aht
JOUVENEL
Toi, tu t'amuses avec ton cheniin-de-fer... moi je m'amuse à faire... rrrr... comprends-tu?
6 i. LE SKCRET DE PO ICIIINELLE
ROMKRT.
Oui.
JOUVEXF.L.
Eh bien, voilà. Et maintennnt viens m'embrasser.
(L'enfant saule sur ses genoux.) AVec les deux braS, autour du cou... fort... fort...
ROBERT, après l'avoir embrassé de toutes ses forces et gentimer' Je ne t'ai pas fait mal !
JOUVENEL
Non. Tu aimes m'embrasser?
ROBERT
Oui.
JOUVENEL
Pourquoi ?
ROBERT
Parce que t'es gentil.
JOUVENEL, attendri.
Ahl chérubin, va!
ROBERT
Je vais chercher maman, pas?
JOUVENEL
C'est cela, cours.
Robert sort en courant.