‹ Le secret de Polichinelle, comédie en trois actesChapitre 70 sur 92 · ACTE TROISIÈME i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME i

MADAME LANGEAG, bas à Geneviève.

Il est décidément très bien élevé. As-tu remarquéj comme il a l'air ému de te revoir?

GENEVIÈVE

Oui.

MADAME LANGEAG.

Eh ! bien, n'y fais pas attention et parle-moi. Dismoi par exemple que mon chapeau n'est pas droit.

GENEVIÈVE, haut.

Ton chapeau n'est pas droit, petite mère.

MADAME LANGEAG, haut.

Eh! bien, redresse-le, ma fille. \

TRÉVOUX, bas à Henri.

Alors?

HENRI, bas.

A une heure tapant, Marie, Robert et Martine débarquaient chez vous avec une grande malle vide.

TRÉVOUX, de même.

C'est moi qui l'avais recommandé à la petite. Sans bî+gafres cela n'aurait pas paru sérieux. Ton père a dû aller chez elle à deux heures comme d'habitude, et ta mère à cinq. Je suis persuadé que c'est parce qu'ils ont trouvé la maisonnée déserte qu'ils ne sont pas encore rentrés.

HENRI

Oui, mais ils ont été chez vous, sans doute?

TRÉVOUX

J'ai tout prévu. J'ai donné l'ordre qu'on n'ouvre â personne. Sur ce, file à la maison, voici la clé, et attends que je te téléphone.

HENRI

Et les Langeacî

iiU LE SECRET D E .POLICHINE L L E

TRÉVOUX

Eh! Jjien, dis-leur un mot aimable et s:iuve-toi.

HENRI

Bon. (Haut à madame Langeac.) EncOl'e toules meS

excuses, madame, mais...

MADAME LANGEAC

Mais vous êtes tout excusé, encore une fois.

HENRI, gêné.

Ce n'est pas pour cela... puisque vous avez été as-ez bonne... mais je suis obligé de vous quitter... et...

Déjà?

HENRI

Oui, madame... et cela m'ennuie d'autant plus que mu mère n'est pas là^ mais j'ai un client qui est en prison... il m'attend... alors la plaidoirie... et comme son cas est assez grave.

MADAME LANGEAG et GENEVIÉNE, avec joie.

Un assassin?

HENRI

Oui, madame.

MADAME LANGEAG.

Alors, courez vite, ne le faites pas attendre.

HENRI

Merci, mille fois, madame. Au revoir, mademoiselle.

GENEVIÈVE

Au revoir, monsieur.

HENRI

Au revoir, monsieur Trévoux.

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