SCENE V
Henri sort.
Les Mêmes, moins HENRI, puis MADAME SANTENAY.
MADAME LANGEAG.
C'est un bûcheur que M. Henri!
TRÉVOUX
Ah I oui, il se donne du mal.
MADAME LANGEAG.
Aussi, il fera son chemin.
TRÉVOUX
Je le crois.
MADAME LANGEAG.
Sur ce, ma petite Geneviève, nous allons nous sauver aussi. Monsieur Trévoux sera assez aimable pour vouloir bien dire à madame Jouvenel que nous avons attendu quatre petits quarts d'heure et que nous sommes parties.
TRÉVOUX
Elle va être désolée.
MADAME LANGEAG.
Le mal n'est pas grand. Au revoir, cher monsieur... [Entre madame santenay.) Ah! voilà madame Santeuay.
MADAME SANTENAY, très nerveuse.
Bonjour, ma chère amie, (a Geneviève.) bonjour, petite (a Trévoux.) Bonjour, vous... Si VOUS saviez !
TRÉVOUX
Vous me paraissez bien nerveuse.
MADAME SANTENAY.
On le serait à moins.
TRÉVOUX
Qu'est-ce qu'il y a?
MADAME SANTENAY.
J'en ai encore un tremblement dans tous les membres.
MADAME LANGEAG.
Que vous est-il donc arrivé ?
MADME SANTENAY.
Il m'est arrivé que j'ai été insultée en plein boulevard.
TRÉVOUX
Et par qui, mon Dieu!
MADAME SANTENAY.
Par un bossu.
TRÉVOUX
f Quoi?
i MADAME SANTENAY.
j Par un bos-su? G'està ne pas le croire, n'est-ce pas ?
l MADAME LANGEAG.
I A propos de quoi?
; "--f^SSa»*»- MADAME SANTENAY.
Je m'étais arrêtée devant la vitrine d'un bijoutier. Or, tandis que je regardais, un homme s'approcha. Tout d'abord, je n'y fis pas attention. Mais au bout de quelques minutes, il me serra de si près qu'instinctivement je m'écartai en le toisant des pieds à la léle!... L'examen ne fut pas long, il était tout petit. Gcné, ayant compris sans doute et pour se donner