‹ Le secret de Polichinelle, comédie en trois actesChapitre 77 sur 92 · SCÈNE VIII TRÉVOUX, JOUVENEL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII TRÉVOUX, JOUVENEL

JOUVENEL

Eh bien, qu'est-ce que tu en dis?

TRÉVOUX

De quoi, mon ami?

JOUVENEL

Tu ne sais rien? Tu ne te doutes pas de ce qui se.

pris-e alors?

TRÉVOUX

Non... mais regarde-moi donc! tu as la figure tout. à l'envers.

JOUVENEL

Cela se voit?

TRÉVOUX

Il faudrait être aveugle. Avec cela tu as les yeux rouges.

JOUVENEL

Parbleu ! Enfin, Jenny n'étant pas là, j'aurai le temps de me remettre, v^oici ce qui arrive : j'ai été tantôt comme à l'ordinaire chez Marie.

TRÉVOUX, vivement.

Comment va le pellL? Je n'ai pas eu le temps d'y aller aujourd'hui?

JOUVENEL

C'est admirable ! tu es lA, calme, tranquille, sou riant, alors que moi .. enlin voudrais-tu me dire ce que tu as fait toute la journée?

t38 LE SEGUET DE POLICHINELLE

TRÉVOUX

Quelques visites.

JOUVENEL

Des visites? Tu fais des visites 1

TRÉVOUX

Naturellement que j'en fais !

Et chez toi, il n'y a donc personne pour ouvrii lorsqu'on sonne?

TRÉVOUX

Mais si.

JOUVENEL

Mais non. Durant une heure j'ai carillonné inutilement et durant vingt-cinq minutes je suis resté en bas devant la porte.

TRÉVOUX

Oh ! mon pauvre vieux !

JOUVENEL

Enfin, si j'ai une fluxion de poitrine, tu pourras dire au moins que c'est de ta faute.

TRÉVOUX

Tu as pris froid?

JOUVENEL

•l'étais dans une voilure ciiauiïée, heureusement. N'importe, Jr'lssons là mu sanlé. Henri n'est pas renne?

TRlîlVOUX.

Si. . m:iis il est reparti aussitôt après nous avoir serré la main, à madame Langeac, à sa fille et à moi.

JOUVENEL

Quelle tête avait- il î

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