ACTE TROISIEMB Ul
JOUVKNEL.
Quoi... Quoi?
TRÉVOUX
A qui dis-tu cela?
JOUVEXEL.
A Tourlemiche, parbleu!
TRÉVOUX
Ah! bon!
JOUVENEL
Mais où sont-ils partis? Je l'ignore, monsieur... j'ai chargé une grosse m •ille sur une voiture et le cocher s'est mis en route aussitôt. Tout ce que je puis VOUS dire, c'est que inain'zelle Marie avait l'air bien triste et m'sieur Robert aussi. Et voilà.
Il ae lève. On aperçoit la têto d'une poupée qui dépasse de sa poche.
TRÉVOUX, simulant la colère durant toute cette scène.
Et voilà ton ouvrage I
JOUVENEL, ahuri.
Quoi?
TRÉVOUX
Et voilà ton ou-vra-ge.
JOUVENEL
Ah! ça, qu'est-ce qui te prend?
TRÉVOUX
Durant un an, tu entends, un an. . ce fut la paix, le calme, le bonheur, et la joie! Durant un an ..
JOUVENEL
Ah! mais dis donc, tu ne vas pas m'attraper in:iiutenanl !
TRÉTOUX.
Je te demande pardon. Car c'est toi, puisqu'il faut que je te le dise, qui es ciiuse de tout ce qui arrive.
1i2 LE SECRET DE POLICHINELLE
JOUVENEL
Ah! ça, par exemple, Trévoux, tu me fais beaucoup de peine!
TRÉVOUX
N'essaie pas de m'attendrir ! Pourquoi es-tu allé 'chez elle? Ce n'était ni ton devoir ni ta place la prés tout.
JOUVENEL
Mais ne crie donc pas si fort... Jenny peut entrer d'un moment à Tautre ! '
TRÉVOUX
Car enfin, à quoi rimaient-elles ces visites ? Où vou-^ lai^tuen venir? Tu ne le sais pas toi-même.
JOUVENEL
Ah ! ça, c'est trop fort !
' TRÉVOUX
i:i tu as tout fait pour te faire adorer et par la m;^re et par le petit... et tu y es parvenu.
JOUVENEL, attendri et l'air ravi.
Ils m'adoraient, n'est-ce pas?
TRÉVOUX
Certes... Et c'est surtout pour cela que je t'en V iix. Car as-tu tenté seulement d'en parler à ta femme? Jamais!...
JOUVRNIîL, inquiet et regardant la porte.
Mais tais-loi donc!
TRÉVOUX
Eh ! non, tu lui as caché la vie que tu mènes, depuis bientôt deux mois, comme tu lui as caché jusqu'à ce jour ton véritable caractère.