ACTE TI'.IUSI K\IK l.iii
MADAME JOUVKNEL.
C'est un cadeau pour un entant, sans doute?
JOUVENM- !..
Naturellement. (Un temps et à part en soupirant.) Ah!
mon Dieu! mon Dieu!
MADAME JOUVENIL.
Il est avec madame Santenay ~
Oui... et il téléphone chez lui, paraît-il. (un temp»
•t en riant.) VollJ.
MADAME JOUVENEL, en souriant.
Pourquoi ris tu?
JOUVENEL
Pour rien... mais je me sens tout guilleret ce soir.
MADAME JOUVENEL
Ahl
JOUVENEL
P;.s toi?
MADAME JOUVENEL
Oui et non.
JOUVENEL ot MU»AME JOUVENEL, parlant en même I tcim)S.
Est-ce que Trévou>i. ne l'a rien dit?
JOUVENEL
Gomment?
MADAME JOUVENEL
Quoi, mon chéri?
JOUVENEL
Je n'ai pas très bien entendu.
Je te de!i:andais si Trévoux...
16 LE S ECniiT DE POLICHINELLE
JOUVENEL, vivement.
Ne t'avait rien dit?
MADAME J ou V EN EL.
Ahl je croyais au contraire... Et à toi, Jacques?
JOUVENEL
A moi?
MADAME JOUVENEL
Oui.
JOUVENEL
Je commence par te dire que je ne lui en veux pas.
MADAME JOUVENEL
Et tu as raison, mon ami, de ne pas lui en vouloir.
JOUVENEL
Mais tu ne te doutes peut-être pas de quoi il s'agit '
MADAME JOUVENEI4,
Si... non... si... oui.
JOUVENEL
Il connaît depuis longtemps...
MADAME JOUVENEL, souriant.
L'amie d'Henri... l'ami... e
JOUVENEL, même jeu.
Oui... el
MADAME JOUVENEL
Il paraît qu'elle est charmante.
JOUVENEL, s'oubliant malgré lui.
Délicieuse! (se reprenant.) Trévoux est Idui delà maison depuis un an déjà?
MADAME JOUVENEL
Quatorze mois plutôt, je crois.