‹ Le secret de Polichinelle, comédie en trois actesChapitre 89 sur 92 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

JOUVENEL

Oui, lu as raison, quatorze mois.

MADAME JOUVENEL

N'est-ce pas?

JOUVENEL

Oui... oui... lu as raison; douze et deux quatorze. (Un temps.) Tout dc même, il aurait pu nous avouer cela depuis longtemps,

MADAMI JOUVENEL.

Il n'osait peut-être pas.

JOUVENEL

Pourquoi?

i*ar c ru nie de te contrarier.

JOUVENEL

Toi?

MADAME JOUVENEL

Non, toi, mon ami.

JOUVENEL

Moi? Quelle plaisanterie! J'aurais pris la chose comme je la prends aujourd'hui. Et toi?

MADAME JOUVENEL

Oh! moi aussi.

JOUVENEL

Au fond, tu n'es pas sévère à ce point, pas vrai, ma chérie?

MADAME JOUVENEL

Moins que toi encore.

JOUVENEL

Lu, lu sais, je no mettrais pas ma main au feu !

(Ud «ilenre, il rit, puis.) G'CSt amUSaUt I

n i m: s e c !î e t de p . ! l I c n I n e l l e

MADAMK JOUVKNEL.

Quoi (Jonc?

JOUVENEL

Non, je pense à Trévoux qui me disait tout :V l'heure : Ne dis rien à tu femme et viens-y donc u;i jour avec moil Quel type, hein r

MADAME JOUVENEL

Quel brave cœur surtout!

JOUVENEL

Certes... mais enfin... Tu ne me vois pas... moi, le père !

MADAME JOUVENEL

Si vrjiment celte jtetile est ce qu'il dit.

JOUVENEL

AI» : ça, c'esl évident... et je suis persuadé que tu ne m tn aurais i»as g rdé rancune.

MADAME JOUVENEL

Pas plus que lu ne m'en aurais voulu...

JOUVENEL, vivement.

Si tu y avais été... c'est certain. Uu temps et tout en

tripotant les cheveux de la poupée.) Eh ! bien... '

MADAME JOUVENEL

Eh! bien?

JOUVENEL, timide

Je l'ai vue deux fois.

M.. >AME JOUVENEL

Non.

JOUVENEL, de même.

Trois fois même.

Non.

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