‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 13 sur 78 · I.E SECRET DES CAVALIERS · texte numérisé non relu

I.E SECRET DES CAVALIERS

on Unir dit : Apporte I Et quand ils ont apporté, on leur dit : Aile* coucher!...

LE COMTE

Mais si, au lieu de suivre les volontaires, tu t'enrôlais dans les cuirassiers du comte Robert?...

TOM, *f «SrMWBl.

Dans les cuirassiers!...

LE COMTE

Oui... Tu aurais bonne nourriture... bon gîte...

TOM

Avec unè cuirasse .. Eh ben, non, m'sieur, j'aime mieux rester terrassier, parce que c'est l' métier qui me donn'ra lu Toi tune.

LE COMTE

La fortune I

C'est la mère Tom Chance qui m' l’a dit... et j* l'ai pas oublié. Quand la pauvre femme sentit qu elle allait quitter le monde, elle me dit : Mon pauvre Tom, tu as d' l'esprit pas beaucoup, et d‘ l'éducation pas du tout... quand tu seras seul, garçon, prends Y métier de terrassier, parce qu'avec une pioche et du courage, une pelle et d’ la patience, on déplace des montagnes. Et puis, vois-tu, dans not’ pays d'Irlande, où Ton s'est tant battu, tant pillé, il y en a beaucoup qu’ ont caché leur avoir... et qui sont moris sans avoir pu le déterrer... et un jour viendra qu'en creusant la terre, tu trouveras un trésor!

LE COMTE

Mais, mon ami... quand ou trouve un trésor, on en doit une bonne part aux héritiers de celui qui l avait enfoui.

TOM

Oh qu' non !... La mère Tom Cliancc m’a ben dit qu* y a des riches qu'ont enterré leurs biens pour les ravir à des méchants parents... Si t'en trouves un, qu'a disait, la bonne femme, mets-en le* deux moitiés dans ta poche, quand ça n' sïait que pour faire plaisir au défunt.

. LE COMIE, towiasl.

Et tu cherches un trésor ?

TOM

Toujours, en travaillant!... Eh! bon Dieu! j'en demande pas un ben gros trésor... juste assez pour acheter une chaumière avec un verger...- une écuellc assez grande pour y laisser puiser un pauvre qu aura ben faim... et un foyer assez grand pour y faire un# place à un pauvre qu'aura beu froid.

LE COMTE, M (•*«•( «V lui tra|i{ttMl »ur

Tu es un brave garçon... je souhaite que le destin te soit favorable.

Mon père et ma mère, qui s'appelaient Chance, ont eu tou> deux la mauvaise, c’est p't-étr’ à mon tour d'avoir la bonne... puisqu’on dit qu' la chance tourne... Mais je crois qu' j’entends crier la roue d’une brouette. {U « vu if 4 la fi-iuHte.) Oui, £*esl T père Davis qui apporte d’ la pierre pour appuyer T bord du puits qu'il creuse.

LE COMTE

Davis creuse un puits?

TOM

Là, dam la cour, à lui lout seul... Ohl c’est pas V courage qui lui manque... c’esl la force... car, monsieur, cuire nous, il sc casse un peu, le pèle Davis. J' vas aller décharger la pierre à sa place... et lui dire que vous l'attendez...

{Il remonte à la porte.)

Oui, va!

Ah! j'oubliais...

Qu'cst-ce?

LE COMÏR.

TOM, NttMal.

LS COMTE

TOM

Si vous avez, m'sieur, des taupes dans vos jardins, pensez à moi. . Tom Chance, pour vous servir...

(Il sort en courant.)

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