‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 46 sur 78 · DAVIS, FRANTZ · texte numérisé non relu

DAVIS, FRANTZ

DAVIS

Elle s’éloigne... venez, milord!...

FHANTZ, entre par U gaoclie et n rrprdrr aoloar d» la feoAtfa arec

précipitai! i*a.

Voyons vite si de ce côté... (u cbcccta.) Rien !

DAVIS

Vous êtes bien sûr, milord, qu’une lettre...

FRANTZ, cArrchm t«njn*r*.

Mon frère, que je viens de voir un instant , m’a affirmé qu'il m’en avait envoyé une ce matin même... Rienl... Peutêtre ses messagers sont-ils en retard... (s dioigaaai 4 ., n fc-Mtre.) Mais le sort de cet écrit m'importe peu, puisqu’il est incompréhensible pour tout le monde... et je sais ce qu'il contenait...

DAVIS

Quoi donc, milord?

FRANTZ

Je sais. Davis, que cette nuit mon frère allumera, quelque part dans le val, un feu de bruyères qui m'indiquera la direction que je devrai prendre pour trouver un cheval et bientôt un guide qui me conduira hors du comté de kildare par un chemin inconnu des espions.

DAVIS

Et une fois hors de ce comté, milord, qu'espé rez-vous ?

FRANTZ

Marcher de ville en ville jusqu'à la mer.

Vous ne songez donc pas, milord, qu'aujourd'bui votre rom est dans toutes les bouches, que les routes sont remplies de gens qui vous cherchent, et qu'une si prompte tentative est au moins téméraire? Mais dans quelques jours la vigilance cessera...

FRANTZ

Je ne puis plus tarder, Davis.

DAVIS

Vous oubliez donc que nous avons réussi h vous donner un nom qui vous protège, que la délivrance d’un condamné est promise à celui qui mettrait seulement sur la trace de lord Arthur, et qu'ici vous pouvez attendre sans péril?

FRANTZ

Et tu oublies donc, toi, que la dangereuse erreur de Kelly me défend de le faire, cl que je commettrais un crime si je la prolongeais davantage?

davis.

Hélas!

FRANTZ

Et crois-tu que j’existe ici, mol qui crains d'appeler sur toi, sur elle, les persécutions qui vous accableraient si j'étais découvert?* Je tremble à chaque instant que le voile qui m’enveloppe ne se déchire, et je crois voir la mort planer sur la maison hospitalière... Non, Davis... je ne puis attendre, je dois, je veux m’éloigner, et puisque j'entrevois une ombre de salut... la loyauté, lTiouneur m'ordonnent de tenter le hasard... Adieu, Davis!...

davis.

Allez donc, noble et sainte victime qu'accompagneront toujours nos vœux et nos prières... allez!... et pardounezinoi si je ne puis retenir mes larmes en vous disant adieu! En vous donnant chaque jour uue place à mon pauvre foyer,

LE SECRET DES CAVALIERS l'oubliais que vous dites le petit-fils de nos anciens maîtres I et Je vous chérissais comme un enfant bien-airnd.

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