SCÈNE VI
Les Mêmes, DAVIS.
.davis.
Arrivez donc, arrivez donc!... Uon Dicuf me voici!...
Est- ce que le feu est à la maison?
(Il pow «on chapeau et son (Rameau prè« de la fencirc, sur la cbaiao.) KETTY.*
Non, mon père, niais j 'étais inquiète.
daYis.
Inquiète I tu l'es sitôt que je bouge ; que ne me mets-tu un lll à la patte?
KETTY
Vous le casseriez !
davis.
Je le crois! (a Fniu*, mi Im imii-iuoi «nu pi*».) Frantz, voici ta ( lace à table.
Flt AKTZ, i'awjaal,
Merci, Un aïs.
IETTV.
ht SECRET DE. S CAVALIERS
DAVIS, »-*lu
Kinrv.
DAVIS
Vous devez avoir faim ?
Non !
Soif?
Nonï
asm.
Est-Ce que vous ôtes de mauvaise humeur ?
DAVIS
Oui!
KET1Ï.
Qui donc en est cause ?
Toi'
Moi?
DAVIS
Kcrrv.
DAVIS
Je viens do voir Samuel, qui m'a dit que tu l'avais congédie 1 .
KCTTT.
Je ne veux pas me marier, mon père.
davis.
Tu ne veux pas te marier... il le faut, cependant... Je vieillis, moi.
Kcm.
Vous avez lionne santé, bon courage.
DAVIS
Oui, mais il peut m'arriver un accident, et que deviendrais-tu?... Tu as refusé Dick le charron... John le berger... Harits... Les prétendants ne t'ont pas manqué... Ht quand il se priante un garçon comme Samuel, qui a d'là bonne conduite cl de la réserve en grange, tu fais la difficile... 11 le faudrait sans doute un prince... Ce sont tes diables de lectures qui font tourné la tète... J'ai voulu que lu apprisses à lire, à écrire... et je m'en repens aujourd'hui !
Km.
Oh! mon pèrel...
, DAVIS
Oui, je m'en repens, parce qu'au lieu do faire de la lecture un devoir, une étude, tu en as fait la plus grande de tes occupations... fct à force de l’étre meublé la tôle de fables et de contes, lu oublies que tu n'es que la fille d’un soldat sans fortune, tu repousses d’honnètes gens, et tu attends pour epouscurunde ces chevaliers errants, comme on en voit beaucoup dans les livres et comme il n'y en a jamais ailleurs.
KETTV.
Vous voyez bien, mon père, que les lectures ne m’ont pas égarée, puisqu'elles m’ont appris à regarder la prudence comme un devoir, l'orgueil o mrne un crime, et l'affection comme la plus précieuse des richesses, puisque Dieu en a également doté les pauvres et les riches de la terre.
D I VIS, A PwiD.
Sitôt quelle a parlé on n'a plus rien à dire, il faudrait lui mettre un bâillon pour la trouver dans son tort, (a »niy.} .Ma foi, tu as raison, je te comprends, je t'approuve... (se t| lui ptmiDi U tniio.) Tu as bien fait de refuser Samuel. Et maintenant que je ne suis plus de mauvaise humeur, je vais entamer ce puding, car j'ai une faiin d'enfer...
(Il sc rassied.)
KETTV.
A la bonne heure... et monsieur Kranlz que nous avons oublié...
DAVtS, le Mnul.
C'est vrai:..
nUHH) * Kelly.
Moi, mademoiselle; je vous ai écoutée, et j’ai été bien heureux de vous entendre.
DAVIS
Et maintenant, tille, songe que c’est aujourd'hui dimanche, et que la cloche de l'office va sonner à l'église.
KETTV.
Je vais me préparer, mon père...
DAVIS
llâlé-toi...
KEl'l V.
Je serai bientôt prèle... {s'»rt*ünip»é*.ici» pori.a< S|un.} Fronts n'a rien dit de son prochain dé|»art...
(Elle sort à gaurlie )