SCÈNE VII
FRANTZ, DAVIS, {ik»*»» *c !<•»« »«« *t >i »«îr u u i*«k <iu
■ foi.-l (il fennec.)
UuM/ j qui !<>»« #1 » lr»>er»r I» (crue, «or^.jut à fc. Uj.
Quel noble cœur!...
DWIS, rdiutl h l'.auii.
Eh bien, milord Arthur, quelle nouvelle?...
V'RANTZ .
Biiune, Davis... grâce à tou habile et mystérieux dévouement... Je viens d'apprendre que le comte Robert de Kildare... mon ennemi... accepte pour cette nuit l’entrevue pacifique que nous lui demandions avec tarit d'inquiétude, et il me fera savoir le lieu du reudez-vous...
J’avoue, mon père, que la lecture est devenue pour moi, comme vous le dites, une passion, mais vous vous trompez quand vous croyez que les livres m’ont donné «le mauvais conseils... J’cn conviens: quand j'ai lu l'histoire de quelque grande dame courageuse et dévouée, je me suis dit souvent que j'aurais eu son courage... si j’avais eu sa destinée..*, mais je ne l'ai jamais enviée, parce que des livres m'ont appris qu'il faut toujours remercier Dieu de ce que Dieu nous a donné.
DAVIS, i fmm ».
Jusque-là il n'y a pas de mal.
KF.TTY.
Et j'ai appris aussi, mon père, qu’on doit toujours honorer le travail, qui est l'inévitable et juste loi de la nature... Ce n'est doue pas l'ambition qui m'éloigne du fermier Samuel, mais je n'ai pas d’amour pour lui ; et, voyez-vous, mon père, le mariage, c’est comme une seconde vie qui recommence... Dieu qui nous a fait la première, nous permet de nous faire nous-mêmes la seconde...
DAVIS, ■ Fruli.
Ça, c'est vrai.
KETTT.
Et pôur entrer dans cette nouvelle existence, il faut une affection proronde, sincère et partagée... A deux, quand on s’aime bien, on double les joies cl l'on diminue les souffrances... mais quand l’amour et la confiance sont absents du ménage...
Oh! quand il n’y a pas de conüance...
DAVIS
Vive Dieu!... l’affaire c»t en bon chemin... Avez-vous un message des vôtres?
(RAM z.
Je n’ai pu le voir encore, Kelly était ici quand j'y suis arrivé.
DAVIS, atlaul i la MiW rcjanl«r «oui no pq <le Rcur*.
Voyons donc, milord, dans notre cachette... (u ir*o le pot.) Oui, milord...
RIANT*, '|«» f» *■•*«, freinl l< |>*picf Cl li» eu if enunl en sceoc.
« Ravin... des... Saules... »
davis.
Ensuite...
mm.
Voilà tout.
DAVIS, rrfar liant l'^erttoffl.
Tant de mots latin» pour ch dire si peu...
fra vrz.
Tous ces mois latins qui remplissent cette page, et que le? rhéteurs de l'université ne pourraient traduire, car ils ne forment aucune phrase, cachent seulement ces trois mots irlandais : Rat in... de»... Saules... et cette mystérieuse façon d'écrire, que nous appelons le secret des cavaliers, nous a sauvés de la trahison. Davis, en déroulant les nombreux espions qui sc sont glissés dans nos rangs.
Sage et précieux secrcl, milord...
FRANTZ
Qui in 'apprend en ce moment que mon frère m'attend dans i le ravin de» Saules... et j'ai haie d'aller lui confier nos espé-
rances, et lui donner mes instructions, (n n -prend** n,u«<o« i ws.| Viens avec moi, Davis! je t'ai promis de te faire coti-
niilreà lui.
• DAVIS
De grand cœur, milord!...
FRANTZ
fit que vas-tu dire ii Kelly, pour justifier cette nouvelle absence...
DAVIS
Ce que je vas lui dire?... Ma foi, milord, je ne lui dirai rien... tous savez, bien que... ses questions m'emltarrasse* raient encore... *
FRANTZ
(«est vrai... (nb»i us p*« rcr» u ma»«m.) Bonne Ketty... (n
DAVIS, «|nl Ml alW prendre un menu-ao utr I* rliafee.
Eh bien» milord... vous êtes pensif!...
Oui, Davis... Je songeais, en parlant de Ketty... que si j’élais, comme elle le croit, le soldat Frentz Wilson... je songeais que celte sainte fille ferait le bonheur de ma vie...
DAVIS
Voua avez, milord, une destinée qui vous oblige...
FRANTZ, KM Mliletw.
Et tu sais. Davis, que j'en remplirai tous le? devoirs... Allons, viens...
DAVIS
IliUotis-nous... j’entends Ketty.
FRANTZ
Partons, (m «oum pur i« fnM.)