SCÈNE YII
FRANTZ, DAVIS. (Davis se lève avec pre'caution et va voir si la porlc du
fond est lerme'e.)
FRANTZ, qui s'est levé el a traverse' la scène, songeant à Ketty,
Quel noble cœur!.,.
DAVIS, levenaut à Fiaûtz."^
Eh bien, milord Arthur, quelle nouvelle?...
FRANTZ
Bonne, Davis... grâce à ton habile et mystérieux dévouement... Je viens d'apprendre que le comte Robert de Kildare... mon ennemi... accepte pour cette nuit l'entrevue pacifique que nous lui demandions avec tant d'inquiétude, et il me fera savoir le lieu du rendez-vous...
DAVIS
Vive Dieu!... l'affaire est en bon chemin... Avez-vous un message des vôtres?
FRANTZ
Je n'ai pu le voir encore, Ketty était ici quand j'y suis arrivé.
DAVIS, allant à la fenêtre regarder sous un pot de fleurs.
Voyons donc, milord, dans notre cachette... (u levé le pot.) Oui, milord...
FRANTZ, qui l'a suivi, prend le papier et lit lentement, en revenant en scène.
« Ravin... des... Saules... »
DAVIS
Ensuite...
Voilà tout.
FRANTZ
DAVIS, regardant l' écriture.
Tant de mots latins pour en dire si peu...
FRANTZ
Tous ces mots latins qui remplissent cette page, et que les rhéteurs de l'université ne pourraient traduire, car ils ne forment aucune phrase, cachent seulement ces trois mots irlandais : Ravin... des... Saiiles... et cette mystérieuse façon d'écrire, que nous appelons le secret des cavaliers, nous a sauvés de la trahison, Davis, en déroutant les nombreux espions qui se sont glissés dans nos rangs.
DAVIS
Sage et précieux secret, milord...
FRANTZ
Qui m'apprend en ce moment que mon frère m'attend dans le ravin des Saules... et j'ai hâte d'aller lui confier nos espérances, et lui donner mes instructions. (ll va prendre son n.i.uteau
à droite.) Viens avec moi, Dd\is! je t'ai promis de te faire connaître à lui.
* Frantz, Davis.