‹ Le secret des cavaliersChapitre 63 sur 107 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

vais dicter au père une lettre que je le prierai de remettre à sa fille.

DAVIS

Une lettre !

Que tu approuveras, je le pense... Écris, je signerai...

DAVIS, qui s'est assis à la table.

Dictez, milord.

FRAÎNTZ, dictant.

« Pour ne pas vous épouvanter, Ketty, votre père et moi nous vous avions trompée, et Davis vous prouvera rinnoccnce de lord Artliur, qui, à Theure du crime, l'accompagnait sur la route de Kilmore, sous le nom de Frantz Wilson..: Mais rien n'était plus vrai que la gratitude et l'amour... (Davis s'in-

tcirompl et rcgar,îc Frantz qui reprend) et TamOUr du lord pCrsécuté,

qui vous appelle encore ici sa fiancée devant Dieu. »

DAVIS

Quoi, milord?...

FRANTZ

Écris, je t'en conjure. (Davis veut se relever, Frantz le retient en suppliant, et Davis se remet à écrire. — Frantz continue à dicter.) «JC ValSVlvrC

ou mourir à la recherche de la vérité ; si je succombe... vous prendrez le deuil... vous, la veuve du soldat... (Davis s-arrètc

pour s'essuver les yeux. — Frantz continue à dicter) Ct si DiCU me ramèuC

un jour dans le château de mes pères, vous y serez bénie par votre époux qui vous aimera jusqu'à son dernier soupir... » (parlant.) Maintenant, laisse-moi signer.

DAVIS, se levant et s'cloiguant de la table en tenant la lellre.

Non, milord... non!.,, ma fille ne peut s'élever...

FRANTZ

Pourquoi? n'as-tu pas, toi, risqué ta vie paisible pour prolonger la mienne, impossible à défendre?

Cela n'anoblit pas, milord.

FRANTZ

Pardon! les grandes vertus ont fait les premiers nobles.

fil tend la main à Davis, (|ul liésite à lui donner la lettre, et qui la lui donne enfin sur un geste impératif du jeune lord, qui va vers la table, prend la plume

et signe.) Et je siguc saus déroger : lord Arthur Fitz O'Nial, pair d'Irlande... Et maintenant, Davis, pour que la bénédiction de l'honnête homme me suive et me protège... (s'agcnoniilani) bénissez-moi, mon père.

' Davis, Frantz.

DAVIS, étendant sur lui sa niaiu, avec des larmes.

Soyez béni, vous, le digne fils de vos aïeux, et que le regard de Dieu vous conduise,

FRANTZ, se levant en lui tendant les bras.

Maintenant, embrasse-moi, Davis.

DAVIS, se jetant dans ses bras.

Oh! milord!

FRANTZ

Courage, mon brave! (ll \a prendre son manteau.) DAVIS.

Allez, vous que la loyauté conseille.

FRANTZ, s'arrètant sur la porte de droite.

Dieu tient compte là-haut du dévouement dans ce monde.

Dieu, milord, garde une place aux belles âmes.

FRANTZ, lui tendant les deux mains.

C'est pour cela que les belles âmes se retrouvent toujours au ciel. Adieu, Davis,..

DAVIS, lui prenant les mains en pleurant. Adieu, milord. (Fiamz sort par la droite.)

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