‹ Le secret des plaines d'Abraham [microforme]Chapitre 45 sur 56 · VARIN · texte numérisé non relu

VARIN

Comment, Marquis, c’est ainsi que vous recevez ceux qui viennent pour vous obliger ?.... Voilà une singulière reconnaissance,

veuillez le croire !....

DE Monrcaim. (Sourde colère.)

Vour !....vous faites mieux de vous taire !...

Braor. (Zronique.)

Oui, oui, c’est ça, taisez-vous, Varin, car, Vous comprenez? Vous pourriez offenser un futur maréchal de France !. (Riant.) Ah!....Ah!...Ah1t.. c’est à pouffer !....

DE Monrcaiu. (Bouillonnant.) Taisez-vous vous-même, Bigot !.... et Puisque vous semblez

En

tant désirer une explication, je vais vous la donner en peu de mots, car, évidemment, je suis pressé, et je n'ai aucun temps à perdre pour causer en votre compagnie : Apprenes donc que je sais que vous êtes les deux plus lâches sujets de Sa Majesté Louis XV, puisque Vous avez vendu, en quelque sorte, la Nouvelle-France aux Anglais en leur fournissant, pour les deniers de Judas, le plan de l’Anse-d u Foulon, avec celui du sentier des Trappeurs !.... Bicor ET VaARIN. (Ensemble.) C'est faux !.... | DE MonrcaLM, (Avec vigueur.) Je vous accuse !....

Biaor.

Il ne suffit pas d’accuser, marquis, des preuves !..…. .donneznous des preuves !.... ou, sur l'honneur ! (Faisant mine de tirer son épée.) je vous embroche !.

DE Monrcai. (Froidement.)

Rengainez, Bigot, rengainez.. car vous devez bien présumer que je n'accepterais jamais de m'abaiser à croiser le fer avec vous !. Vous voulez des preuves, dites-vous ?.... (Tirant le document de sa tunique, le place sous les yeux de Bigot et Varin.) En voici d’abord une !.... Allons, reconnaissez-vous, tous deux, ce plan ?.... N est-ce

VaRiN. (A part.)

Malheur !....

BiGor. (Visiblement troublé.)

C’est faux, vous dis-je, c’est faux !.... C'est là une odieuse machination contre nous !.... et ce papier est évidemment falsifié. (A Varin.) Mais, regardez donc, Varin, comme on a fort réussi à bien imiter votre écriture ?.

à DE Monrcaim. (Avec mépris.) Pourquoi essayer de nier plus longtemps, tristes sires que vous êtes !.... Cette preuve est fausse, assurez-vous ?.... (Désignant vers la cabane, d'où Léa et Cuvilliers sortent en ce moment.) Eh bien !

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