SCENE TI
“ Claire et Yvonne.” CLammE. (Allant el venant avec agitation, suivie d'Yronne.)
Von Dieu !.... mon Dieu !.... quel vacarme !.... Au moins, si nos troupes peuvent être vainqueurs ?.... Ah! Yvonne. je crains... YVONXE. (L'interrompant.)
Tu sais bien, pauvre Claire, qu'avec M. de Montcalm à la tête de
l’armée, le succès est d'avance assuré... D'ailleurs, nos fiancés ne sont-ils pas là pour le seconder ?.... Donc, rien à craindre pour le pays !
. CLAIRE. (Avec une moue.) Oh ! si ce n’était qu'eux, je crois que la déroute serait déjà com-
plète !.... Mais avec M. de” Montcalm, j'ai confiance... C’est du moins ce que me disait, ce matin,‘ notre maître—ce bon docteur Arnoux—à son départ pour le camp !.... Cependant, en entendant ce Vacarme infernal... je ne cesse pas d’être inquiète. ; YvONNE. BUS à Va ! je sais bien ce qui t'inquiète le plus, toi !....tu as peur pour ton Henri.... n’est-ce pas ?...
YVONXE.
CLAIRE. (Ecoutant la mousqueterie qui redouble:) Quel bruit d’enfer !.
YVONNE. (Même Jeu.) Pourtant, nous devrions commencer à nous y habituer. CLAIRE. (La mousqueterie cessant.)
En effet !.... LeYsans motif bombardement de huit jours, du général Wolfe*sur la ville, aurait dû nous donner un avant-goût de celui-ci. ... L'a-t-il assez bomt ardé cette infortunée cité ?:. .. Aussi, Québec n’est plus maintenant qu'un monceau de ruines.
(La mousqueterie reprend vivement.) YVONXE,
Si, au moins, nous
CLAIRE, (Allant à la fenêtre et l’ouvrant alors.). Atten.s ! il nous en faut !. je vais appeler la première personne qui Va passer devant la maison. Le YYONNE. (Allant se placer à la fenêtre aussi.) C’est ça !.... nous y apprendrons toujours quelque chose, et cela pourra peut-être nous tirer de nos léitimes embarras. ES CLAIRE. (Qui regarde au dehors; Joyeuse.) Tiens !.... mais c’est le lieutenant Cuvilliers qui vient là-bas... au bout de la rue... En, = DA RTC UE
CE
— 104 — Le NS
Yvonne. (Même jeu.)
Oui... oui !.... tu as raison...
(La mousqueterie cesse peu à peu.) CLAIRE, (Même jeu, appelant.) :
Lieutenant !.... Lieutenant !..:. Venez donc ici un instant, je vous prie !....
YVONNE. (Souriante.)
Il est charmant... il accepte de suite !....
CLAIRE. (Reprenant de la scène, imilée par Yvonne.)
Enfin, nous allons avoir sûrement des renseignements de la bataille,
YvoNNE.
Peut-être en aurons-nous aussi sur nos fiancés. CLAIRE.
Tais-toi donc, réveuse, tu ne penses qu’à eux !.... YvONNE.
Comme toi !....