‹ Le secret du bonheurChapitre 2 sur 31 · A LOUIS BOUILHET · texte numérisé non relu

A LOUIS BOUILHET

Mon cher ami,

Permettez-moi d'inscrire votre nom en tôte de ce li- Tre.:G*estun besoin du cœur qui m'y engage; c'est aussi le désir d'acquitter une dette de reconnaissance.

Je vous dois quelques-unes des heures les plus agréablement employées de ma vie. Vos œuvres nVoni toujours charmé, elles m'ont souvent consolé; j'en connais peu, sans ^ous flatter, ôû soient réunis au même degré, le style, rémotion, et cette probité, cet attachement sévère aux saines doctrines qui devient de plus en plus rare.

Le livre que je vous dédie, vous le reconnaîtrez en le lisant, présentait des difficultés de plusieurs sortes. Pré* jugés enracinés à combattre, nécessité de faire marcher de front deux actions, obligation de peindre, en les discutant, des mœurs et des caractères avilis à dessein par tant de gens intéressés à déshonorer leurs victimes, rien n'y manquait des pierres d'achoppement- qui peuvent décourager un écrivain. A vous de dire, mon cher ami, dans quelle mesure ma bonne étoile m'a permis de tourner les unes^ et de sauter par-dessus les autres.

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