‹ Le secret du peuple de Paris A. CorbonChapitre 64 sur 64 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

LA RELIGION lü PEUPLE.

Chapitre I er . — Le peuple et l’Église. — Il se retire d’elle. — 11 n’cst pas irréligieux. — Il est spiritualiste, quoique indifférent, en apparence, au salut de Pâme par delà la vie présente. — I. Église ne peut plus reprendre sur lui son ancienne influence. — La seule manière dont elle puisse le toucher. — Le clergé en 18 48. — Mis en demeure par l’Église de choisir entre elle et la Révolution, le peuple a résolument pris parti pour la Révolution contre elle. — En quittant l’Église, il n’oublie pas ce qu’elle fut autrefois. — Rcssouvenirs catholiques. — Tradition révolutionnaire dans l’Église inscrite sur les monuments du temps de son apogée. — Pourquoi le peuple n’a pas pris parti pour les protestants nu seizième siècle, et pourquoi il passe du Catholicisme à la Révolution, en évitant la transition protestante. . . 301

Chap. II. — L’orthodoxie du sens commun. — Le matérialisme et le panthéisme concluraient fatalement à un amoindrissement de vie. — Impossibilité pour le matérialiste et le panthéiste d’user du langage sans infirmer sa propre doctrine. — Le système religieux fondé sur le

412 TABLE DES MATIÈRES

mi rude, confondant par cela même la raison, cl déroutant la prévoyance scientifique, conclut également à un amoindrissement de vie. — Dieu rcgne et gouverne. — Comment il est rationnel de croire que s'exerce

l uclion providentielle 555

Cn ap. 111. — L’Église et la Révolution. — S'il y a malentendu entre les deux puissances. — Le parti de la conciliation. — Ses arguments principaux. — Une généreuse illusion. — 11 n’y a pas identité de but entre l’Église et la Révolution. — La Révolution ne peut se développer sans empiéter sur le domaine de l’Église. — La Révolution incite avant tout à la prévoyance des intérêts terrestres, et l’Église, pardessus tout, à la prévoyance des intérêts célestes; d'où inconciliabilité

radicale 318

Ciiap. IV. — Preuves que l’Église recommande le mépris des choses de la terre, et la préoccupation incessante des choses de l’autre monde. — Énorme contradiction entre l’enseignement et le fait. — La lettre qui tue et l’esprit qui vivifie. — Où était l’esprit et où était la lettre. — La société chrétienne plus forte par le sentiment que par le raisonnement. — L’esprit de vie est passé de l’Église à la Révolution 501

Chap. V. — Induction philosophique et religieuse à tirer de ce fait que le peuple, tout spiritualiste qu’il soit, ne se préoccupe que des choses de ce monde. — La société encourage cette manière d’être. — !.c clergé, en protestant des lèvres, se comporte, dans la pratique de la vie, comme la société civile. — Le peuple et le parti démocratique sont conséquents. — On ne peut pas dire du peuple particulièrement, qu’il s’attache à la terre pour s’y vautrer dans les jouissances matérielles. — « La molle idée du paradis sur terre a n’est pas la sienne. Le progrès se prouve par le surcroît de vie active. — L’instrument de travail transmissible. — Pour qui travaille le genre humain. — L’homme créateur en sous-ordre et fermier de Dieu en ce monde. 5'iiti Cuap. VI. — La meilleure doctrine. — L’assentiment humain. — Tout est conforme aux desseins de Dieu qui mérite notre estime soutenue. — La société moderne ne place dans son idéal Panthéon que les illustres travailleurs, les héros de la vie active. — Elle croit évidemment à la rédemption terrestre; elle veut transformer le bagne en atelier; dans le condamné ne plus voir que le collaborateur de Dieu. — Base de certitude. — Fais ce que dois 59*2

Conclusion générale 403

PARIS. — IMP. SIMON liAÇON LT COUP., IlUE u'KRPLIItTII.

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