‹ Le secret du précepteurChapitre 7 sur 7 · VJ · texte numérisé non relu

VJ

r^Ce nelait pas tout. M, Monfrin, qui comptait désor- ■mais avec l'imagination de sa femme, s'était promis \ûe renoncer aux affaires et de partager â l'avenir son l temps entre ses soins conjugaux et l'élude. Il son- [. £eait à abandonner le gouvernement de sa verrerie â I son sous-directeur, qui était un homme de confiance ; L il se proposait aussi de louer ou d'acheter un petit ïi hfltel à Paris et d'y passer ses hivers. Ce dernier coup I m'acheva. Je me disais avec désespoir que Monique fallait vivre tout près de moi, et que jamais nous n'aurions été si loin l'un de l'autre. Elle assistait à I cet entretien sans sonner mot. A quoi pensait-elle? ( Klle se délectait, j'en suis certain, de ma confusion ît de mes remords.

Le moment du départ était venu. Elle se dirigea r vers le coupé où elle avait installé ses nombreux colis. Avant d'y entrer, elle s'arrêta sur le marchepied, se retourna, me fît signe d'approcher. Je m'avançais plus mort que vif, mais, cette fois, j'osai r la regarder. Elle avait aux lèvres un sourire étrange, L et soudain elle m'appliqua deux grands baisers sur

Lies deux joues,

M. Monfrin parut surpris de cette cérémonie.

« Je lui devais une récompense, dit-elle; il ad ' bien joué son rôle! »

divins artifices des femmes I j'étais ivredejcq it du même coup elle avait tout sauvé. J'ava [ perdre, elle m'était rendue ; je pouvais recommeutl , h souffrir, à la voir et à l'aimer.

Cnulnmmiera. — Imp. Paul BRODARl).

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