‹ Le secrétaire de tout le mondeChapitre 11 sur 81 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Lettre d'un Fils ou d'une Fille non mariés à son Père (ou à, sa Mère;.

Mon cher Père (ou ma chère Mère),

Permettez que je choisisse ce jour pour vous exprimer les sentiments d'affection et de gratitude que m'inspirent vos bontés, votre tendresse pour ."noi et les soins avec lesquels vous avez veillé sur mon enfance ; et dans un âge plus avancé, la sollicitude avec laquelle vods m'avez inspiré des principes qui seront la règle de toute ma vie, comme ils l'ont été de la vôtre.

Chaque jour vient encore ajouter à ma dette de reconnaissance, en sorte que je ne saurais plus comment vous en payer le tribut, si ce n'est en vous prouvant, par ma conduite et par mon zèle à bien faire, que j'ai su mettre à profit vos leçons et vos conseils.

Recevez, mon cher père (ou ma chère mère), l'assurance de mon respectueux dévouement.

Lettre d'un Fils marié à son Père, pour le 1" janvier (1).

Mon cher Père, Je saisis avec empressement l'occasion du renouvellement de l'année, pour vous adresser les témoignages de mon res-

(1) Les m&mes lettres^ en changeant seulement quelques mots, peuvent servir également pour le premier de l'an ou pour le jour

pect, ainsi que les vœux sincères que je fais pour votre bonheur et pour la continuation de voire bonne santé.

Chaque, année vient ajouter au souvenir de tout ce que je vous dois, et accroître ma profonde reconnaissance; car je n'oublierai Jamais votre inépuisable bonté , et l'indulgence que vous avez eue pour ma jeunesse.

Ma femme, qui partage tous mes sentiments, me charge d'être son interprète. Elle me parle sans cesse de vous, et regrette de ne pas vous posséder au milieu de nous, a«fin de pouvoir vous exprimer de vive voix sa tendresse.

Mon fils commence seulement à balbutier votre nom; mais Tannée prochaine je lui servirai de secrétaire et transmettrai les expressions de son affection pour son bon papa.

En attendant le moment heureux où je pourrai vous embrasser.

Recevez, mon cher père, les assurances de mon respect et

de mon affection.

Votre fils dévoué.

Autre sur le même sujet, adressée à un Père ou à, une Mère.

Mon cher Père (ou ma chère Mère^i,

Permettez-moi de vous offrir à c^tte époque du renouvellement de Tannée (ou de votre fête), le tribut d'affection que je suis dans l'usage de vous présenter et de vous assurer que le souvenir de votre bonté et de votre indulgence ne s'effacera jamais de mon cœur.

Chaque année vient au contraire y ajouter un nouveau degré de force et augmenter mes regrets d'être obligé de demeurer loin de vous.

Ma femme, qci vous aime tendrement, se joint à moi pour vous souhaiter toutes sortes de prospérités.

de la fête d'un parent ou d'un protecteur. Par exemple, on remplacera cef mots : l'occasion du renouvellement de l'année par ceux-ci : l'occasion de la fête de votre saint patron (ou de votre patronne).

Il en est de même pour plusieurs des lettres qui suivent, ainsi que pour les anniversaires do naissance.

Je suis avec respect, mon cher père (ou ma chère mère)» Votre très-humble et très-affectionne fils.

Autre sur le même sujet, écrite par un Ouvrier à son Père ou à sa Mère.

Mes chers Parents,

Je riens vous souhaiter une bonne année et toutes sortes de prospérités. Je voudrais pouvoir, en cette occasion, vous exprimer de vive voix toute Taffection que je ressens pour vous et la profonde reconnaissance que j'éprouve pour les soins que vous avez pris de mon enfance ; mais puisque la chose n'est pas possible, je me bornerai à vous assurer que mon cœur ne changera jamais, et que vous trouverez toujour en moi un bon fils.

N'oubliez pas, je vous prie, de présenter mes compliments à mon oncle, à ma tante, et à tous les autres membres de la

famille.

Votre affectionné et dévoué fils.

Autre d'un Ouvrier marié, sur le même sujet.

Mon cher Père, Comme c'est demain le jour de Tan, nous nous empressons de vous dire combien nous vous aimons, et comb en nous faisons de souhaits pour que vous ne cessiez d'être heureux et en bonne santé. Ma femme, qui vous aime autant que si elle était votre propre fille, veut que nous buvions ce soir à votre santé. Faites de même, et croyez, cher père, que c'est pour nous un grand plaisir que de penser souvent à vous. N'oubliez pas aussi, de votre côté, votre fils et votre bru. Mes enfants sont encore trop petits pour savoir qu'ils ont un bon papa, mais quand ils seront plus grands, je leur apprendrai à vous aimer comme nous vous aimons.

Votre affectionné fils.

Autre sur le même sujet, écrite par un jeune Horanac placé en apprentissage.

Mon cher Père et ma chère Mère,

Nous voici arrivés à l'époque où chacun s'empresse de présenter ses vœux et ses hommages aux personnes qui lui sont chères.

C'est à vous, mes chers parents, que doivent d'abord s'adresser les miens. Recevez donc en même temps avec Thommage de mon respect, l'expression de ma sincère affection et de ma profonde reconnaissance pour tous les soins dont vous avez entouré mon enfance.

Si je réussis, comme je l'espère, dans la carrière que j'embrasse, c'est à vous que je le devrai par les soins que vous avez donnés à mon éducation.

Mon patron paraît content de moi. De mon côté, je mets iout mon empressement à le satisfaire : le zèle que j'ai pour remplir mes devoirs est d'autant plus grand que. si le succès couronne mes efforts, j'aurai le moyen d'améliorer votre positwn et de vous prouver toute ma reconnaissance.

Je suis avec respect, mon cher père et ma chère mère, Votre dévoué et affectionné tils.

Lettre d'un Enfant à son Père et à, sa Mère pour le Jour de l'An.

Mes chers et bien-aimés parents,

Combien je regrette la distance qui nous sépare et qui m'empêche de vous faire de vive voix mes souhaits de nouvel an. Il n'en est pas de plus sincères que les miens et peut' il en être autrement lorsque, comme moi, on a d'aussi bons parents.

J'espère que vous aurez été satisfaits de moi cette année et que je n'ai pas été trop au-dossous des promesses que je vous avais faites en nous séparant aux vacances. Écrivezmoi que vous f^tes contents, chers parents, et je ne pourrai pas recevoir de plus belles étrennes, ni rien qui m'encourage plus à travailler et à persévérer dans la voie que vous m'avez tracée.

44 LETTRES Dli BONNE ANNÉE

Agréez, chers parents, les vœux que je forme pour votre bonheur et votre bonne santé, et croyez aux respectueux sentiments de votre fils affectionné.

Paris, 31 Décembre 18 .

Lettre d'ane petite Fille à sa Mère pour îe jour de TAn.

Chère Maman,

Pourquoi faut-il que cette année je ne puisse vous embrasser et vous donner moi-même le petit ouvrage que j'ai fait à votre intention pour le jour de l'an ! Qu'il vous porte mes vœux et mes souhaits, chère maman, qu'il vous dise combien je vous aime et quel désir j'ai de bien travailler^ afin d'abréger le temps de notre séparation.

Croyez, chère maman, à toute la tendresse respectueuse de votre fille.

Paris, 30 Décembre 18 •

Lettre sur le même sujet d'un petit Enfant à, ses grands Parents *

Chers grands Parents,

Si je pouvais être près de vous et recevoir en échange de mes caresses, vos bons et tendres baisers, personne ne serait plus heureux que moi, chers parents: mais non, il faut que ce soit cette lettre seule qui se charge de mes vœux et de mes souhaits de nouvel an. Si elle rend mal mes sentiments d'affectueux respects, accusez ma plume et non mon cœ-ur qui vous sera toujours dévoué.

Dites-moi si vous êtes satisfaits de mes progrès en écriture, et rien ne me sera plus agréable que de savoir que vous êtes contents de moi.

Agréez, chers parents, les vœux respectueux et affectueux de votre pelit-fils.

Rouen, 31 Décembre 18 .

ET DK FÊTE. 45

Lettre à un Parrain, niême stijet.

Mon cher Parrain,

Je vous ai toujours considéré comme un second père : permettez-moi donc de profiter de cette occasion où tous ceux qui vous connaissent s'empressent de vous offrir l'hommage de leurs vœux, permettez-moi, dis-je, de vous assurer des sentiments de gratitude et d'attachement que je vous ai voués. Si je vous en adresse l'expression aujourd'hui, c'est pour me conformer à l'usage, car ils n'ont jamais cessé de régner dans mon cœur et chaque jour je pense à vous avec reconnaissance.

Je suis avec respect^ mon cher parrain,

Votre très-humble et très-obéissant filleul.

Lettre à, une Marraine, même sujet.

ÏMa chère Marraine,

Depuis longtemps j'attends avec impatience l'occasion de vous expruner les sentiments de gratitude que j'éprouve pour vous. Comme une seconde mère, vous avez veillé sur moi. A toutes les époques de la vie, l'enfant que vous avez promis à Dieu de surveiller et de diriger dans la voie du bien, a éprouvé les effets de votre sollicitude.

Croyez, ma chère marraine, que de pareils bienfaits ne s'oublient pas plus que les soins d'une mère. J'en conserverai le souvenir jusqu'à mon dernier jour,

Recevez, ma chère marraine, l'assurance du respect et du parfait dévouement de votre filleul.

Lettre sur le même sujet, écrite par un Militaire.

Mes chers Parents,

Je ne laisserai point passer ce jour sans vous souhaiter une bonne année et l'accomplissement de tous vos désirs. Quoique je sois depuis longtemps éloigné de vous, et que je n'aie pas l'espérance de vous revoir de si tôt, je suis loin d'avoir oublié tout ce que vous avez fait pour moi.

Co qui me cause quelque peine, c'est (juc ma prou^ssion

46 LETTREc DE BONNE ANNÉE

ne me procure pas le moyen de vous prouver ma reconnaissance, en améliorant votre sort ; vous savez qu'un soldat ne peut guère faire d'économies sur sa paie : mais lorsque le moment de ma libération sera arrivé, j'espère que, par mon travail, je pourrai vous être utile.

Je pense que notre régiment changera bientôt- de garnison. J'aurai soin de vous en prévenir. Dieu veuille qu'elle soit assez rapprochée de vous, pour qu'une permission de quelques jours me soit donnée et que je puisse aller vous embrasser.

En attendant, mes chers parents,

Je suis votre fils dévoué.

Lettre à un Tuteiir sur le même sujet.

Monsieur, Ce serait manquer à un devoir de bienséance, que de laisser passer le premier jour de l'an sans vous offrir l'hommage de mon respect ; mais de plus ce serait manquer à la reconnaissance que je vous dois, pour toutes les neines que vous vous donnez pour moi.

Vous remplacez mon père, Monsieur, souffrez donc que je me considère comme votre fils, et que je vous assure de tous les sentiments d'affection, d'estime et de respect avec lesquels,

J'ai l'honneur d'être, Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Lettre à une Belle-Mère sur le même sujet.

Ma ehêre Mère, La tendresse que vous m'avez toujours montrée, vous donne les mêmes titres et les mômes droits à mon affection que si vous étiez ma propre mère ; permettez donc qu'au renouvellement de l'année, je vous offre l'hommage de respect et de reconnaissance qui vous est si justement dû, en y joignant les vœux sincères que je fais pour votre bonheur. Votre dévoué et affectionné fils, Ou, votre dévouée et affectionnée fille.

Lettre à un Protecteur sur le même sujet

Monsieur, La bienveillance que vous m'avez toujours montrée, et la protection que vous avez bien voulu m'accorder f n plusieurs circonstances, m'enhardissent à vous offrir, aux approches du premier janvier, le tribut de reconnaissance et de dévouement que je vous dois, en y joignant les vœux sincères que je fais pour vous et pour tous ceux qui vous intéressent. J'ose espérer. Monsieur, que vous accueillerez avec bonté l'hommage de ma gratitude, car cet accueil favorable sera pour moi un présage heureux pour l'année qui va commencer.

J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur, Votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Autre lettre sur le même sujet, d'un Ouvrier à son Protecteur.

" Monsieur, Vous m'avez toujours montré tant de bonté, que je serais ingra*, si je ne saisissais pas l'occasion du premier jour de l'année, pour vous dire combien je suis reconnaissant de tout ce que vous avez fait pour moi, et pour vous présenter les souhaits que je forme pour votre santé, et l'accomplissement de tous vos désirs.

Veuillez croire, Monsieur, que je n'oublierai jamais les obiigaiions que je vous ai, et qu'il ne se passera pas un seul jour dans l'année que nous commençons, sans que je ne pense à vous, en faisant des vœux pour votre bonheur. J'ai l'honneur d'être avec respect', Monsieur, Votre très-humble et très-dévoué Gerviteur.

Lettre sur le même sujet à un Cousin, un Oncle, ou à un Parent quelconque.

Mon cher Cousin, Je saisis avec plaisir l'occasion du renouvellement de

Tannée, pour rompre le silence qui règne depuis si longtemps entre nous, et pour vous présenter les bons souhaits que je fais pour vous, ainsi que les assurances de mon inaltérable amitié et de mon dévouement.

J'espère que v^os enfants jouissent d'une bonne santé; embrassez-les pour moi, et veuillez présenter mes hommages respectueux à votre chère épouse.

Votre affeetionné et dévoué cousin.

Lettre sur le même sujet, d'une jeune Fille à sa Tante.

On veut, ma chère tante, que je vous fasse un compliment de bonne année. Je ne le voulais pas; on m'a tant dit que les faiseurs de compliments étaient des menteurs! J'obéis pourtant; mais pour vous redire sans cérémonies, et tout simplement, que je vous aime, que je vous aimerai toujours ; que si j'avais la baguette de ces fées dont on m'a parlé, tous vos vœux seraient bientôt remplis, et que vous vivriez, ma chère tante, longtemps, longtemps pour continuer à faire le bonheur de tout le monde, et surtout de votre petite nièce.

Lettre sur le même sujet, à, une personne qui a tenu lieu de père à une Orpheline.

C'est à mon père, à mon meilleur ami, que j'adresse mes souhaits pour la nouvelle année. L'usage ne les dicte pas à ma plume ; elle obéit à mon cœur; et ne fait cju'exprimer au premier janvier ce que tous les jours je demanae à Dieu. Oui, père bien respecté et encore plus chéri, vous êtes le matin l'objet de ma première pensée, et sur vous, le soir, se réunissent toutes mes affections. Puisse le Ciel rendre vos années aussi longues que l'ont été les soins infinis que vous avez pris de mon enfance! Jouissez de la santé la plus parfaite et la plus constante; que votre bonheur, surtout, soit inaltérable et sans fin comme le seront en'^ers vous les sentiments de respect et d'attachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être,

Votre fille reconnaissante.

Réponse à une lettre de premier de l'An.

Il y a longtemps que je jouis de la constance et de la sincérité de votre amitié. Pour nous, les années finissent comme elles ont commencé. Je suis pourtant bien aise qu'il y ait un jour où nos vœux se réunissent, et oîi notre cœur s'ouvre tout entier. Je connais tous vos bons sentiments, et j'aime à les entendre renouveler. Je vous souhaite à mon tour une parfaite santé, un doux repos, et un bonheur égal à celui que vous me souhaitez vous-même.

Autre réponse sur le même sujet.

Monsieur ou Madame, Il n'y a personne de qui je reçoive les souhaits avec plus de plaisir que de vous, et pour qui j'en fasse plus volontiers, soit au commencement, soit dans le cours de l'année. Il me semble que le Ciel doit vous écouter, et que ceux dont vous désirez le bonheur ne peuvent manquer d'être heureux. Je sens bien aussi que personne ne s'intéresse plus que moi à tout ce que vous pouvez souhaiter,

Votre bien affectionné serviteur.

Réponse d'un Père à son Fils.

Mon cher Fils,

Je te remercie ainsi que ta mère des bons souhaits que tu fais pour nous. Ils nous touchent d'autant plus que nous savons qu'ils partent de ton cœur.

D'ailleurs, la manière dont tu te conduis nous répond de leur sincérité, car un jeune homme, fidèle à ses devoirs comme toi, n'oublie jamais ce qu'il doit à des parents qui l'aiment.

Ta lettre a fait autant de plaisir à ta mère qu'à moi ; elle me prie de te dire que c'est pour elle un grand plaisir d® recevoir de tes nouvelles.

Adieu, mon cher fils, je t'embrasse de tout cœur.

Kn LETTRES DE BONNE ANNHE

Lettre à une Personne à qui on n'enioie pas d'étrennes.

Ma lettre ne sera pas cette année accompagnée des étrennes accoutumées, chers amis (ou chers enfants ), mais je connais votre cœur et j'espère qu'elle ne sera pas plus mal reçue pour cela.

Cette année n'a pas été hevreuse pour nous, rien ne nous a réussi^ il a fallu nous restreindre sur bien des choses et une des plus pénibles privations est certainement de ne rien vous envoyer.

Dans l'espérance que l'année qui commence nous sera plus favorable à tous.

Acceptez, chers amis [ou enfants), l'assurance de toute notre affection.

Lyon, 1«' janvier 18...

Lettre d'un Futur à sa Fiancée aux approches du jour de l'An.

Ma bien chère Marie,

Je saisis avec grand plaisir l'occasion que me présente le renouvellement de l'année pour vous rappeler nos promesses mutuelles que le consentement de nos parents a d'ailleurs sanctionnées.

Vous ne sauriez croire, ma bien-airaée, combien le temps me semble long, les trois mois qui nous séparent encore me paraissent trois siècles.

Je remets au chemin de fer un petit paquet à l'adresse de votre père qui vous le remettra ; c'est un léger souvenir que motive le jour qui s'approche. Vous accepterez, pour l'amour de moi, cet objet de parure pour charmer ceux qui vous voient; mais en le mettant chaque jour, vous penserez à celui qui n'a cessé de vous porter dans son cœur.

J'ai tous mes papiers; veuillez prier votre père de faire de son côté le nécessaire, car il serait bien triste pour moi de voii encore se prolonger le moment si désiré.

Adieu, ma chère Marie; embrassez tous vos parents pour

moi.

Votre, etc.

Lettre pour un Anniversaire â3 naissance.

Mon cher Monsieur,

Puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de votre naissance, permettez que je saisisse l'occasion de cet heureux jour pour vous exprimer en m.on nom, et en celui de ma famille, notre sincère attachement.

Comme chaque année nous ramène le même jour, clîaque année doit augmenter aussi pour vous les sentiments d'estime et d'amitié qui vous sont si justement dus, si l'on récapitule tout le bien que vous avez fait pendant sa durée, tous les services que vous avez rendus avec cette amabilité et ce désintéressement qui forment le fond de- votre caractère.

Puisse cet anniversaire se prolonger encore un grand nombre d'années. Puisse-t-ii vous voir jouir d'une santé parfaite et d'un bonheur constant ; c'est le plus ardent de mes souhaits.

Recevez, mon cher Monsieur, les assurances du vif attachement

Lettre à un Protecteur pour le jour de sa fête.

Monsieur, Permettez-moi de saisir l'occasion de votre fête pour vous présenter les témoignages de ma vive reconnaissance pour toutes les bontés que vous avez pour moi. Je ne sais comment vous exprimer les sentiments de gratitude et d'affection dont mon âme est pénétrée; mais quand on réunit comme vous les qualités les plus précieuses du cœur, on comprend facilement le langage de la reconnaissance chez les autres. Soyez donc vous-même, Monsieur, mon interprète auprès de vous, et veuillez me croire.

Lettre à, un Ami qui a éprouvé des revers.

Espérons, cher ami, que l'année qui commence sera plu?; heureuse que celle qui vient de s'écouler, et que de nouvelles épreuves vous seront épargnées.

Si mes yœux se réalisaient, cher ami, votre position prospérerait de jour en jour et ce ne serait que la juste récompense de votretravail opiniâtre etdevoscopacités; mais on n'obtientpas toujours ici-bas la juste récompense de ses travaux. Si la fortune ne vous réussit pas autant que vous la méritez, que la santé, la paix et Taffeetion continuent d'habiter votre foyer, c'est là un bonheur inappréciable et trop souvent inapprécié que vous possédez tout entier.

Agréez, cher ami, Tassurance de mes sentiments fraternels.

Votre tout dévoué.

Réponse.

Merci, cher ami, de vos souhaits dont je ne mets jamais en doute la sincérité ; vous m'avez devancé, pourtant mes vœux pour arriver après les vôtres ne sont ni moins vifs ni moins réels ; notre vieille amitié vous en est un sûr garant.

Puisse ma position s'améliorer, et la vôtre continuer sa marche ascendante. C'est le souhait le meilleur que je puisse faire à tous deux en y joignant celui d'une bonne santé, car sans cela on ne jouit de rien.

Je suis, avec les sentiments d'estime et d'affection,

Votre vieil ami.

Xjettre à une personne à qui Ton a tardé longtemps d'écrire.

Ma coupable négligence a pu vous faire croire à un oubli qui est bien loin d'exister ; aussi est-ce avec empressement que je saisis l'occasion que m'offre le 'nouvel an pour rompre le silence qui était venu refroidir nos relations si amicales autrefois. Croyez que si les apparences ont pu être contre moi, mon cœur n'a pas changé et qu'il a fallu des occupations bien absorbantes pour me faire négliger notre correspondance. Puis, comme toujours lorsqu'on est resté longtemps sans écrire, on diffère de jour en jour; on remet sa lettre au lendemain, et ce lendemain s'éloigne tellement qu'on n'ose plus mettre le projet à exécution.

Pourtant, cher Monsieur, j'espère que votre cœur est resté tel que je le connaissais, c'est-à-dire bon et indulgent, que frous accepterez mes excuses, que vous me rendrez votre amitié. C'est le voeu que je forme pour cette nouvelle année. Rien ne me rendrait plus fier et plus heu-reux.

Quelle que soit votre réponse, croyez-moi toujours le plus fidèle de vos serviteurs.

(Date.)

Réponse.

Monsieur,

J'étais trop privé du plaisir de lire vos bonnes lettres, pour vous garder rancune dès que vous paraissez revenir à moi et disposé à reprendre notre correspondance ; je n'ai jamais accusé votre cœur, mais ne comprenant pas la cause de votre long silence, je cherchais ce qui dans ma conduite avait pu m'attirer votre refroidissement, et ne le trouvant pas, j'attendais du temps et des circonstances, des explications plausibles. Les voici venues, je les accepte et j'espère que rien ne viendra désormais troubler notre amitié.

Je bénis la nouvelle année qui me permet de retrouver un ami sur lequel je n'osais plus compter.

Croyez, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments d'estime et d'amitié.

(Signature.)

Lettre d'un Enfant à, son Instituteur ou à son Institutrice absents à Toccasion du jour de Tan.

Monsieur et cher Maître,

S'il est un devoir à la fois bien sacré et bien doux à remplir, c'est celui de vous écrire à l'occasion du jour de Tan, pour vous exprimer les vœux sincères que je forme pour voire bonheur ; pour vous remercier des excellentes leçons que vous me donnez, et surtout de la patience, de la douceur et du dévouement que vous y apportez.

Aussi les souhaits que je forme pour vous sont-ils de pou-

voir profiter longtemps de vos conseils et de devenir un élève digne de vous.

Acceptez, cher maître, l'expression de toute ma gratitude et de mon affectueux respect.

(Date). Votre élève.

Lettre à un Parent ou à un Ami pour le jour de sa fête.

Mon cher Cousin ou mon cher N...

La distance qui me sépare de vous me prive d'un bien grand plaisir, celui de vous embrasser et de vous présenter un bouquet pour le jour de votre fête. Il m'eût été bien doux de me jomdre à ceux qui vous entourent peut-être en ce moment pour vous fêter; mais puisque cette satisfaction m'est interdite Je me borne à vous souliaiter toutes sortes de prospérités et à vous réitérer les assurances du dévouement et de la parfaite amitié de votre affectionné et dévoué

Cousin ou ami.

Obse^^vation. — Nous ne donnerons pas un plus grand nombre de lettres pour compliments de fête^ parce qu'elles ne différent i]ue par quelques expressions de ceHes du jour de l'an, dont nous donnons plusieurs modèles et qu'on peut employer au même usage, sauf de légers changements. Au reste, l'éditeur vient de faire paraître un nouvel ouvrage très-complet en vers et en prose, spécialement pour Fêtes et Compliments du premier jour de l'an.

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