‹ Le secrétaire de tout le mondeChapitre 13 sur 81 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

LETTRES DE CONDOLÉANCE, DE FÉLICITATIONS, DE REMERCIEMENTS, DE JUSTIFICATION, d'EXCUSES, DE REPROCHES, ETC.

Lettre pour annoncer la mort d'un Père ou d'une Mère.

Mon cher Monsieur^,

Je viens vous annoncer que j'ai eu la douleur de perdre mon bon père (ou ma mère;. Il a succombé à une courte maladie, et me laisse en proie aux plus vifs regrets; car vous savez combien je Taimais. Je connais d'avance toute la part que vous prendrez à ce triste événement, d'après l'amitié qui vous unissait à mon pauvre père.

Recevez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.

Lettre pour annoncer à son Frère la mort d'un Père ou d'une Mère.

Mon cher Frère,

Je viens vous annoncer une bien triste nouvelle. Notre pauvre père (ou notre mère) est décédé hier à la suite de la maladie dont vous savez qu'il était atteint depuis longtemps. A son dernier moment, il a témoigné la peine qu'il éprouvait de ne pas vous voir, et je suis certain que vous partagerez son regret. Mais la distance du lieu où vous demeurez était trop 2;rande pour que vous puissiez arriver assez à temps pour recevoir son dernier soupir.

Hùtez-vous de venir, pour éviter les frais de justice et çLSsister à Touvorture de son testament.

Recevez, mon cher frère, l'assurance de mon inaltérable

amitié.

Votre frère dévoue.

Autre lettre sur le même sujet.

Mon cher Frère,

Un malheur affreux vient de nous frapper. Notre père est décédé hier à neuf heures du soir, à la suite d'une courte maladie, qui s'annonça d'abord sous des dehors peu alarmants; mais en quelques heures elle prit les caractères les plus graves, et les secours de la médecine ne purent le sauver.

Je comprends la douleur qu'une perte si peu attendue doit te causer. Cependant, hâte-toi de venir, afin d'éviter la prolongation des frais de gardien qui auront lieu tant que durera ton absence.

Reçois, mon cher frère, l'assurance de mon sincère attachement.

Lettre de consolation d'une Mère (ou d'un Père) à sa Fille sur la perte d'un Enfant.

Ma chère Fille,

J'ai laissé passer les premiers moments d'une juste douleur, avant de vous écrire au sujet de la mort de votre pauvre petit enfant. En effet, que peuvent les consolations d'étrangers, d'amis et même celles des plus proches parents vis-à-vis du cuisant chagrin que la perte d'un enfant cause à sa mère?

Cependant., ma chère fille, considérez que si Dieu a rappelé à lui votre enfant, vous n'avez aucun reproche à vous faire : appel à la science, soins, veilles, rien ne vous a coûté, et qu'ensuite vous avez un devoir à remplir, c'est de vous conserver pour votre famille, en veillant sur votre santé, que vos regrets continuels ont, m'a-t-on dit, gravement altérée. Je vous carierais encore de la nécessité de vous soumettre avec résignation aux décrets de la Providence, si nous ne connaissions votre piété et les bons sentiments dans lesquels vous avez été élevée.

J'apprendrai avec bien du plaisir, ma chère fille, que votre santé est rétablie.

Je vous 3mbrasse comme je vous aime,

Tout à vous.

Lettre à une Belle-Mère sur le même sujet.

Madame,

Je viens d'avoir le malheur de perdre mon père. Il est mort hier, à la suite d'une violente attaque d'apoplexie. Vous jugez du profond chagrin que me cause la mort de ce père chéri, et je sais que vous le partagerez. Toutefois, je viens vous engager à venir ici, afin de surveiller vos intérêts, assister à la levée des scellés et à la lecture du testament.

Agréez, Madame et chère belle-mère, l'assurance de mon parfait attachement.

Votre dévoué beau-fils.

Autre sur le même sujet à un Beau-Père.

Monsieur,

Vous n'avez plus d'épouse. Hier, nous avons perdu notre mère, à la suite d'une courte maladie. Il est de mon devoir de vous prévenir sans retard de cet événement, qui me plonge dans la plus profonde douleur, afin que vous reveniez ici veiller à vos intérêts et assister aux formalités auxquelles cette mort donnera nécessairement lieu.

Recevez, Monsieur et cher beau-père, les assurances de mon parfait dévouement.

Lettre pour annoncer la mort de sa Femme.

Mon cher Monsieur,

Un grand malheur vient de me frapper.

Ma femme, qui était malade depuis quelque temps, a succombé mercredi dernier à huit heures du soir; elle a rendu le dernier soupir au milieu de sa famille désolée.

Je ne sais comment vous exprimer ma profonde douleur. Me voilà donc seul au monde, privé de tout ce qui faisait ma félicité!

Plaignez-moi, mon cher Monsieur, et croyez-moi

Votre dévoué et sincère ami.

Autre lettre sur le même sujet aux parents de sa Femme.

Mon cher Père et ma chère Mère,

En proie à la plus vive affection, je viens vous annoncer !a cruelle nouvelle de la mort de mon épouse chérie; avant^ hier au soir elle a rendu le dernier soupir, à la suite de la maladie dont elle était atteinte, et que tous les efforts de la médecine n'ont pu combattre. A ses derniers moments, elle a pensé à ses parents, et m'a dit de vous transmettre ses adieux. Vous devez comprendre notre douleur par la vôtre. Vous perdez une fille chérie, et moi je perds une compagne adorée, celle sur qui reposait mon affection et l'espoir de toute ma vie !

Adieu, mes chers parents, je ne puis écrire davantage. Votre affectionné gendre.

Réponse à une personne qui vient de vous annoncer la mort de sa femme.

Monsieur et Ami, Le malheur affreux qui vient de vous frapper a dû vous être d'autant plus sensible que vous vous y attendiez moins. La plaie de votre cœur doit être d'autant plus cruelle que votre femme était digne de tous vos regrets par les qualités de son cœur et de son esprit. Cependant, ranimez votre courage, et montrez que l'infortune n'a pu vous abattre. L'intérêt et le b-^nheur de vos enfants demandent que vous fassiez cet effort. Croyez, au reste, que je partage bien sincèrement Yotre profonde affliction.

Votre affectionné serviteur.

Lettre d'une Femme à ses Parents pour annoncer la mort de son Mari.

Mes chers Parents, Vous ne pouvez vous faire une idée de mon profond déses-

poir, et vous le partagerez sans doute, lorsque je vous aurai appris que mon mari est mort liier, à huit heures du soir, à la suite d'une attaque d'apoplexie. Le médecin, appelé à l'instant même, l'a saigné; mais, hélas J tous les secours furent inutiles ; mon pauvre mari ne tarda pas à rendre le dernier soupir. Il me laisse au milieu de mes enfants désolés ; j'ai perdu le soutien et le protecteur de ma vie, celui qui en partageait le fardeau avec moi. Je vous attends; venez, mes chers parents, nous pleurerons ensemble, vous un fils chéri, et moi un époux adoré.

Votre affectionnée et désolée fille.

Lettre pour la convocation d'une assemblée de Famille.

Monsieur et cher Parent, Des circonstances qui vous sont probablement connues, nécessitent la tenue d'un conseil de famille, qui se réunira le sept du présent mois, à dix heures du matin, chez M. le Juge de Paix du canton; veuillez vous y trouver, nous attachons une grande importance à votre opinion. J'ai l'honneur d'être.

Monsieur et cher parent,

Votre dévoué serviteur.

Lettre d'un Père ou d'une Mère à un enfant qui va faire sa première communion

Vous voici arrivé à un moment qui doit faire époque dans votre vie, mon cher Fils ; vous allez recevoir votre Créateur ; vous allez, en un mot, accomplir le plus auguste des mystères de notre sainte religion. Cette alliance que vous ''ontractez avec le Sauveur du monde vous impose de grands devoirs. Vous devrez, dès ce moment, vous considérer comme un homme nouveau, et vous conduire en conséquence. Les instructions que vous avez reçues ont dû fructifier dans votre cœur, et les fautes que vous commettrez après votre première communion seront jugées bien plus sévèrement par Dieu et par les hommes. Car on a le droit de

n'attendre que de bons exemples de celui qui a paru à la sainte Table et puisé à la source de toutes les grâces.

J'espère, mon cher fils, que vous serez parfaitement digne de la glorieuse faveur qui va vous être accordée. Dans cet espoir,

Je vous embrasse tendrement.

Beaucoup de parents sont, avec raison, dans l'habitude de ♦utoyer leurs enfants, il sera facile pour cela de faire les changements nécessaires.

Lettre d'une Mère à sa Fille sur le même sujet,

Le jour de votre première communion approche, ma chère fille, vous avez reçu les instructions du vénérable ecclésiastique qui vous enseigne le catéchisme. 11 vous a représenté toute la grandeur, toute la solennité du moment où vous recevrez votre Dieu. 11 a surtout insisté sur les dispositions où voire âme devrait être dans cette grande circonstance. Quant à moi, ma chère fille, je n'ai qu'à vous recommander la modestie et la simplicité qui doivent accompagner l'innocence du cœur. Que votre parure soit simple et sans prétention. Souvenez-vous que c'est pour Dieu et n(m pour le monde que vous vous parez dans ce grand jour. N'oubliez pas, surtout, qu'après ce jour, de nouveaux devoirs vous sont imposés, et qu'on attendra de vous, au lieu de la légèreté de l'enfance, une conduite qui puisse servir d'exemple à vos compagnes.

Dans cet espoir, je vous embrasse, ma chère fille, avec la plus tendre affection.

Votre mère.

Lettre de félicitation à une personne qui vient d'obtenir une place.

Mon cher Monsieur,

J'apprends avec un vif plaisir que vous avez obtenu la

place que vous sollicitiez. On vous a enfin rendu justice, car

nul n'est plus propre que vous à la remplir convenablement.

A. présent^ je suis persuadé que vous n'en resterez point là

et qu'avec le temps, apprécié par vos chefs, vous serez élevé à un emploi supérieur.

Recevez donc, mon cher Monsieur, mes sincères compliments, etc.

Aatre lettre relative à l'obtention de la croix de la Légion d'honneur.

On m'a dit, mon cher ami, que vous veniez d'être décoré. Aujourd'hui le journal officiel confirme cette nouvelle.

Recevez, mon cher ami, mes félicitations. Elles sont d'autant plus sincères qu'ayant obtenu cette distinction sans brigues et sans sollicitations, elle a été véritablement accordée au mérite.

En attendant le moment de vous les réitérer de vive voix, je vous salue bien cordialement.

Votre dévoué, etc.

Une lettre de félicitation doit être bien sentie, mais courte. Il faut en bannir les lieux communs et éviter tout ce qui sent la flatterie; voyez les lettres de félicitation sur un mariage et sur un heureux accouchement.

Lettre d'encouragement relative à une perte d'argent.

Ta appris avec bien du regret, mon cher Laforet, que vous étiez compris pour une forte somme dans la déconfiture de M. N***.

Il est cruel, sans doute, d'être atteint aussi gravement dans sa fortune ; cependant je vois dans ce désastre un enseignement qui vous sera utile par la suite, car il servira à vous guérir de votre trop grande facilité en affaires et de Jvtre confiance dans les hommes, confiance qui est trop générale pour être toujours bien placée.

Mais ce qui me rassure à votre égard, c'est que je connais votre i-ntelligence, votre courage et votre activité, en sorte que, profitant de rexpcrience acquise par cette rude leçon, vous aurez bientôt réparé votre perte. J'en ai la conviction

«t acceptez-la comme motif de consolation de la part de votre meilleur ami.

Je suis, en attendant de vos nouvelles.

Votre dévoué et affectionné

Lettre de condoléance sur la perte d'un emploi.

Monsieur,

Je ne puis vous exprimer assez la peine, ainsi que Tétonnement que j'ai éprouvé en apprenant que vous avez perdu xm emploi que vous remplissiez avec autant de zèle que de capacité, et dans lequel il sera bien difficile de vous remplacer.

Il faut que vous soyez ^àctime de quelque basse jalousie, de quelque délation que vos chefs auraient dû approfondir avant de prendre une décision aussi injuste à tous égards.

Croyez, Monsieur^ que cette disgrâce n'enlève rien aux sentiments d'estime et de respect de votre fidèle serviteur.

Réponse.

Cher Î^Ionsieur et Ami, La disgrâce qui me frappe est, en effet, bien cruelle, car elle atteint non-seulement ma fortune présente, mais encore l'avenir de mes enfants.

S'il est une consolation dans de semblables malheurs, c'est celle de recevoir des témoignages d'estime et de sympathie comme les vôtres. Monsieur, et croyez que personne n'y est plus sensible que

Votrês-humble et dévoué serviteur.

Lettre à, un jeune homme qui vient de réussir dans ses examens.

Monsieur, Rien ne pouvait me faire plus de plaisir que d'apprendrft votre admission à l'^école Polytechnique, Normale, Centrale, Saint-Cyr, etc.); car, bien que par vos études sérieuses et consciencieuses vous ayez mérité ce succès, un examen est toujours chose si chanceuse, que l'on est heureux de voir

ceux à qui l'on s'intéresse sortir sains et saufs de cette rude épreuve.

Voici le premier pas fait dans la vie de lutte et de travail, ce premier pas vous l'avez fait vaillamment, je ne doute pas que vous continuiez à vous distinguer à l'école, ainsi que vous l'avez fait au lycée.

Courage donc et persévérance, et vous deviendrez un citoyen utile et cher à votre pays en le servant dans la mesure de vos forces, et je m'en réjouirai, ayant pour vous, Monsieur,

Une amitié sincère et profonde.

Lettre à une convalescente.

Madame,

Autant a été profonde l'inquiétude que mx'a causée votre maladie, autant est grande la joie que je ressens en apprenant que vous êtes hors de tout danger et que vous êtes enti^ dans la période de la convalescence.

Je ne saurais trop vous conseiller, chère Madame, de ne pas abuser de vos forces encore bien naissantes, car ee qu'il faut redouter par-dessus tout, ce sont les rechutes, pires souvent que la maladie elle-même.

Enfin, laissez faire la nature et le temps, ce sont deux grands médecins, et nous vous reverrons bientôt au milieu de nous plus forte et mieux portante que jamais.

Agréez, chère Madame, les hommages respectueux de votre dévoué serviteur.

(Date) (Signature).

Réponse.

Monsieur, Merci mille fois des marques d'intérêt que vous me donnez en me félicitant sur le rétablissement de ma santé. Mes forces renaissent plus vite que je n'avais osé l'espérer, après une maladie si longue et si douloureuse, je les ménage cependant pour suivre vos excellents conseils et afin surtout d'être promptement en état de recevoir mes amis, qui m'ont donné tant de marques d'attachement et d'amitié pendant ma réclusion forcée.

Croyez, Monsieur, que, parmi ces amis, vous occupez un dos premiers rangs, et agréez mes remerciements les plus sincères.

(Signature).

(Date).

Autre lettre sur le même sujet.

Enfin, mon cher ami, vous voici donc hors de cette maladie terrible qui a mis votre vie en danger et qui nous a tous plonges dans une inquiétude mortelle; chaque jour nous attendions avec impatience le bulletin de votre santé, nous désolant lorsque les nouvelles étaient mauvaises, renaissant à Tespoir lorsqu'on nous annonçait une amélioration dans votre état.

Grâce au ciel, nous voici hors de toutes ces cruelles alternatives, vous êtes en convalescence; encore quelques jours de patience et vous pourrez reprendre vos travaux.

N'allez pas surtout compromettre, par des imprudences, votre santé encore chancelante, pensez à vos parents, à vos amis, et guérissez-vous complètement.

Recevez, cher ami l'assurance de l'amitié la plus sincère et la plus cordiale.

Votre tout dévoué,

(Signature).

(Date).

Réponse-

Mon cher Ami,

Merci de votre bonne lettre, elle m'a fait à la fois grand bien et grand plaisir. Dès que je pourrai sortir, j'irai vous voir; pardonnez-moi la brièveté de ma lettre, mais on me défend encore tout travail, toute application.

Quand donc serai -je délivré de toutes ces entraves et çourrai-je venir serrer la main de mon meilleur ami? bientôt, je l'espère.

En attendant, croyez-moi toujours, de vos amis, le plus dévoué et le plus reconnaissant

Lettre d'une jeune Fille à. sa Mère qui vient de la quitter pour un long voyage.

Ma Mère chérie,

Bien que depuis longtemps tu m'eusses préparée à l'idée de notre séparation, la doulenr que j'ai éprouvée lorsque tu as été partie a été si vive, qu'il ne me semblait pas possible de la supporter.

Tout ce qui m'entoure me parle de toi et me fait davantage sentir ton absence. Où sont ces longues conversations intimes où mon âme s'épanchait chaque jour dans la tienne, où sont ces bonnes paroles qui sortaient de tes lèvres et me réconfortaient dans les heures de soucis et d'angoisses qui assombrissent si souvent mon esprit.

Écris-moi souvent et longuement, chère Mère, qwe tes lettres viennent, s'il est possible, combler un peu le vide causé par ton éloignement, et si ma correspondance ne t'ennuie pas trop, eh bien, moi aussi je t'écrirai souvent, bien souvent même.

Adieu, chère Mère, que ce papier te porte tous les baisers que je lui donne à ton intention.

Ta fille bien tendrement affectionnée.

Lettre pour se plaindre du manque de réponse à une demande de renseignements.

Monsieur,

J'ai eu l'honneur de vous écrire le 15 du mois dernier, en sollicitant de vous divers renseignements qui me sont indispensables. Déjà, le mois précédent, je vous avais écrit dans le même but, et je n'ai reçu de réponse à aucune de ces deux lettres.

Je ne sais à quoi attribuer ce silence, et je viens vous prier de vouloir bien enfin m'honorer d'un mot de réponse.

Veuillez me pardonner mon importunité, et me croire Votre très-humble serviteur.

Lettre pour se plaindre du silence d'un Ami.

Je ne comprends rien à votre silence, mon cher ami. Qym dcTenez-vous? Ètes-vous malade? Arcz-vous quitté Tours? Depuis trois mois j'attends de jour en jour une leltre de

VOUS, et rien ne vient. Vos amis sont inquiets ; et mol je le suis aussi^ et plus qu'eux peut-être.

Je suis bien loin d'attribuer ce long silence à un refroidissement de voire part, pour votre meilleur ami ; j'aime mieux supposer un peu de négligence. Pour vous en punir, je ne vous dirai rien de ce qui nous concerne, moi et nos autres amis, j'attendrai, pour cela, une lettre de vous, longue, détaillée, afin qu'elle nous dédommage de la privation de vos nouvelles.

Votre ami affectionné et dévoué.

Lettre à un Parent ou à un Ami pour se plaindre de sa trop longue absence.

Voilà bien des mois, mon cher N***, que nous sommes privés de votre présence. Qu'est-ce dune qui peut vous retenir si longtemps loin de vos amis et de vos parents ? Vos affaires ne sont donc pas terminées? Si cela est, hâtez-vous de les finir et revenez bien vite parmi ceux qui vous chérissent et qui ne peuvent s'accoutumer à votre absence.

Vous trouverez bien du changement à N***; mais JG ne veux rien vous dire, afin de piquer votre curiosité et de vous obliger à presser votre arrivée pour la satisfaire. Je vous embrasse affectueusement.

Lettre à. un Supérieur pour s'excuser de lui avoir parlé d'une manière inconvenante.

Monsieur,

Je ne sais en quels termes m'excuser des paroles inconvenantes que j'ai prononcées hier en votre présence; la colère m'égarait, j'étais insensé, car sans cela je n'eusse jamais dit des choses qui, d'ailleurs, étaient fort loin de ma pensée.

J'implore votre indulgence, je suis père de famille, mon emploi est mon seul moyen d'existence. Oubliez, je vous en supplie, un moment d'égarement, et mon zèle, ma soumission, mon ardeur au travail vous seront les plus sàrs garants de ma reconnaissance.

Croyez, Monsieur, aux sincères regrets de votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Lettre à un Ami pour se réconcilier avec lui après une violente discussion.

Une vieille et solide amitié comme la nôtre ne doit pas se briser pour une discussion ; la colère m'égarait, et j'avoue que j'ai prononcé des paroles qui ont pu te blesser ; tu le vois, je mets toute question d'amour-propre de côté, j'avoue mes torts, oublie-les donc et dis-moi que je peux aller te serrer la main comme par le passé et que tu ne cesses pas de me regarder comme de tes amis.

Celui dont l'alfection est inaltérable.

Réponse à, la précédente.

J'avais bien envie de te garder rancune, mais ma colère est tombée devant la sincérité de ton repentir. Oublions cette fâcheuse discussion et viens demain me demander à dîner eu à déjeuner.

Ton ami sincère.

Lettre de reproclies pour une négligence apportée dans Texécution d'une commission.

Je suis vraiment bien fâché contre vous; comment je vous recommande d'une manière toute spéciale de remettre ma lettre (ou paquet) à son adresse dès votre arrivée, je vous explique l'importance qu'il y a pour moi à la rapidité de cette commission et vous ne la faites pas ? Je reçois aujourd'hui une lettre par laquelle on me réclame ce quî j'envoyais justement par votre entremise, cela me met dans une position fort désagréable; si vous ne pouvez faire la course, faites-la faire, mais il y a urgence que la commission soit exécutée.

J'ai l'honneur de vous saluer.

Réponse à la précédente.

Toutes les apparences sont contre moi, je l'avoue, vous êtes fâché et cependant si vous daignez m'entendre, vous verrez que je ne suis pas aussi coupable que j'en ai l'air.

Je suis tombé malade en arrivant, j'ai du prendre le lit, et sachant que votre commission ne pouvait pas être faite par tout le monde, j'ai cru devoir attendre mon rétablissement, qui n'a pas été aussi rapide que je l'espérais, pour la faire moi-môme.

Soyez, du reste, sans inquiétude sur votre message, il est maintenant parvenu à sa destination, j'ai fait les excuses nécessaires et ce retard forcé n'aura, je l'espère, aucune conséquence fâcheuse pour tous.

Agréez, avec mes regrets, l'assurance de mon dévouement quand même.

Lettre pour reprocher à un Ami de ne pas s'informer de vous.

On pourrait être mort, mon cher ami, qu'il ne régnerait pas un pire silence entre nous : voilà quatre longs mois qu'on n'a pas vu une ligne de votre écriture, nos lettres res* tent sans réponse; que faites-vous, que devenez-vous. Je vo^s préviens que cette lettre sera la dernière que vous recevrez de moi si vous ne me répondez promptement.

Les meilleures amitiés succombent faute de soin.

La mienne est à bout, vous voici averti- Réponse à la précédente.

Oui, j'ai été négligent, je l'avoue, mais si vous saviez combien les affaires m'absorbent, combien je suis peu secondé, quels soucis me rongent, vous me plaindriez au lieu de me gronder; j'ai plus que jamais besoin d'amitié, ne me retirez pas la vôtre, ce serait ajouter un cruel chagrin à ceux que fai déjà éprouvés; écrivez-moi souvent, au contraire, ne comptons pas, et croyez que personne ne vous aime plus

sincèrement,

Que votre tout dévoué.

Lettre pour remercier quelqu'un en lui renvoyant un livre qu'il nous a prêté et en den;ia.nder d'autres.

Je vous envoie Monsieur (ou Madame) le livre (jue K>tt6 avez eu l'obligeance de me prêter; il est bien tel qvie vous

LETTRES DE DEMANDES D'ABûENT. 97

me l'aviez annoncé, à la fois intéressant et instructif.

J'aserai donc de la permission que vous m'avez donnée de mettre votre bibliothèque à contribution, et si vous pouviez remettre au porteur quelques autres volumes du même genre, je vous en aurais une gratitude infinie.

Croyez à la reconnaissance de votre tout dévoué.

Ramerciements à une Dame qui veille sur la santé d'une de nos parentes.

Madame,

Nous ne savons comment vous remercier du dévouement sans bornes que vous prodiguez à notre chère malade.

C'est une grande consolation pour nous, qui ne pouvons être près de notre bien-aimée (mère ou tante), de savoir à côté d'elle une personne dont les soins intelligents et affectueux lui rendent moins pénible cette longue et cruelle maladie.

Croyez à toute notre reconnaissance pour votre tendre sollicitude et comptez-nous, Madame, au rang de vos amis les plus dévoués.

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