ET PÉTITIONS
S l"'. — PRINCIPES GÉNÉRAUX
Les règles de la correspondance varient avec la forme de lettre qu'on a à écrire.
Pour les lettres non- officielles, c'est-à-dire n'ayant aucune forme précise et rigoureuse, ou doit tenir compte du rang, de la position de la personne à qui l'on s'adresse, du motif d'intérêt, d« respect, de reconnaissance et d'affection qui voui l'inspire, du sexe, de l'âge et du degré de parenté, en un mot, de la situation de la personne à laquelle on écrit.
Pour les lettres officielles, il y a des formules précises, rigoureuses, immuables, qu'il faut suivre méticuleusement.
Nous parlerons ci-dessous et donnerons des
types de lettres non-ojBûcielles; mais nous croyons devoir avertir le lecteur que les formes que nous indiquons peuvent et doivent même être souvent modifiées, que ce n'est ici que le canevas sur lequel on doit broder. Autant, en matière officielle, on doit se conformer purement et simplement aux formes précises, autant, quand il s'agit de lettres ordinaires, peut- on élargir le texte, ajouter à la sécheresse de la formule quelques mots particuliers, quelque pensée intime, qui en corrige la froideur et Taridité.
Une lettre officielle ne doit contenir qu'un texte réglé.
Une lettre ordinaire doit être, sous une forme courtoise, affectueuse ou polie, une pensée écrite, et développée à l'infini.
Du choix du papier. — Il est d'usage de se servir de beau papier format in-4*' à l'égard des personnes d'un rang hiérarchique élevé ou auxquelles on témoigne de la déférence,. et du format in-8% pour les lettres familières et les billets ; il est inutile d'ajouter que le papier taché ou froissé doit être sévèrement banni. Les lettres de commerce seules peuvent être écrites sans impolitesse sur une feuille simple.