LE RETOUR
Le Seigneur est mon partage! J'ai promis, mes chers enfants, de vous reparler du lils de M. Frédéric. Informé que son père était parti pour s'enquérir de sa conduite, le malheureux Hippolyte a pris la fuite, tourmenté par sa conscience. A l'arrivée de son père, il avait disparu depuis neuf jours ; personne n'a pu en donner de nouvelles. Après avoir payé ses dettes et réparé les vols de son lils, le malheureux père est revenu accablé de chagrin. Jugez des inquiétudes de toute sa famille. Aujourd'hui même je leur ai porté quelques paroles de consolation. Si ce malheureux enfant savait combien il est encore aimé, je suis persuadé qu'il reviendrait ; car, je n'en doute pas, c'est la crainte d'être, mal reçu qui le tient éloigné. Prions pour lui.
Yous avez donc pris votre parti. A Notre-
Seigneur pour toujours; oui, pour toujours, voilà votre devise; c'est là que je voulais vous conduire. Que me reste-t-il désormais, sinon à lever vers le ciel mes yeux et mes mains suppliantes, et à répéter pour vous la prière que votre aimable Sauveur adressait à son Père en faveur de ses disciples, un moment avant d'aller à la mort : Père saint, fat transmis vos paroles à ceux que vous m'avez confiés, je les ai gardes en votre nom ; je les quitte et les laisse dans le monde. Père saint, sanctifiezles de plus en plus. Le monde les hait, parce qu'ils m'appartiennent. Cependant je ne vous demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal. Conduisez-les par la main, afin qu'ils viennent où je vais moi-même et qu'ils jouissent avec moi de la gloire que vous m'avez préparée.
Oui, mes tendres amis, vous conduire au bonheur par l'innocence, voilà le but que je me suis proposé en vous adressant mes conseils sur le moyen de persévérer. Le vœu le plus ardent, l'unique vœu de mon cœur, et vous savez combien ce cœur vous aime, c'est que vous conserviez éternellement sans souillure la robe de votre innocence, la grâce inestimable de votre première communion;
c'est que vous puissiez dire encore à votre dernier soupir, comme ce vertueux Indien à qui un missionnaire proposait de se confesser un an après avoir reçu le baptême : « Me confesser! mais, mon père, je n'en ai pas besoin : est-ce qu'on peut encore pécher après avoir été baptisé?» Et vous : « Est-ce qu'on peut encore pécher après avoir fait sa première communion? »
Cependant si, par un malheur auquel je n'ose penser, vous veniez à oublier vos promesses et à chasser de votre cœur votre aimable Sauveur en commettant un péché mortel, que vous dirai-je? ce que l'apôtre saint Jean disait à ses disciples chéris : Mes bien-aimés, je vous ai écrit toutes ces choses afin que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un de vous vient à pécher, souvenez-vous que nous avons un avocat aup7'ès de Dieu : c'est Jésus-Christ Notre -Seigneur, qui est la justice même et qui a satisfait pour tous nos péchés, et non-seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier.
Puis j'ajouterai avec lui : Mes bien-aimés,. si vous voulez ne pas pécher, n'aimez pas le monde, m rien de ce qui est dans le monde ;,car tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil
de la vie. Voulez-vous n'avoir que du dégoût pour toutes ces choses, souvenez-vous que le monde passe et sa concupiscence avec lui; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. Souvenez-vous aussi que la dernière heure approche : demeurez donc en Notre-Seigneur, afin qu'au four de son avènement vous ne soyez pas confondus, mais au contraire remplis de confiance et de joie.
Puissent ces touchantes paroles du Disciple bien-aimé rester jusqu'à votre dernier soupir gravées dans votre cœur 1
Cependant, je le répète, si par malheur vous veniez à les oublier et à perdre votre innocence, aunom deDieu,nevous découragez pas. Souvenez -vous que le repentir est frère de l'innocence. Après le naufrage, il y a une planche de salut; c'est la pénitence. Premièrement donc, recourez promptement au bain salutaire. Confessez-vous le plus tôt que vous pourrez, et cela pour deux raisons : la première, afin de ne pas vous exposer à mourir dans cet état. Hélas 1 il ne faut qu'un instant pour mourir. « C'est pourquoi, dit saint Bernard, je n'ai jamais pu comprendre comment on peut rester un quart d'heure en état de péché mortel. » La seconde, c'est afin de ne
pas laisser à la plaie le temps de s'envenimer, ni à l'habitude celui de se former. Combien de pauvres enfants seraient aujourd'hui dans la grâce de Dieu s'ils eussent suivi cessalutaires conseils, tandis qu'ils gémissent sous le poids de chaînes honteuses qu'ils n'ont plus la force de rompre! Ah ! gardez-vous de les imiter; recourez au tribunal du pardon toutesles fois que vous serez tombés ; si vous retombez, recourez-y de nouveau. Ne craignez rien, vous serez toujours reçus à bras ouverts. Vous vous accuserez avec beaucoup de courage, de confiance, de repentir et d'humilité, et tout sera oublié. Les bienfaits de Dieu sont sans repentir; il ne vous reprochera jamais votre faute ni son pardon ; il ne verra plus ce que vous avez été, mais ce que vous voulez être.
Bien plus, il vous fera trouver dans l'aveu même de vos faiblesses des consolations bien supérieures à tout ce grossier plaisir qui accompagne la prévarication. Ce n'est pas tout : il trouvera dans son infinie sagesse le moyen de faire tourner à votre avantage votre chute elle-même. Elle vous rendra plus vigilants, plus humbles, plus fervents dans la prière, plus ardents à vous mortifier et à faire le bien,
soit afin de dédommager votre aimable Sauveur, soit afin de regagner le temps perdu. Le bon Pasteur, il fera plus encore pour sa brebis égarée. Si vous ne venez pas assez vite, il quittera tout son bercail pour courir après vous. 11 mettra à voire poursuite le remords, ce souvenir tout à la fois doux et amer de ce que vous avez été et de ce que vous serez ; il dira à la pensée de votre première communion de se représenter à vous vive et pénétrante, afin de vous fermer le passage à de nouveaux excès. Enfin, de lassitude et d'ennui, vous vous arrêterez : vous jetterez un regard en arrière, des larmes de regret viendront mouiller vos yeux au souvenir du jour de votre innocence, votre cœur attendri laissera échapper des soupirs, le bon Pasteur fera le reste, et vous serez sauvés ! C'est l'histoire des enfants qui, après avoir eu comme vous le bonheur de bien faire leur première communion, viennent à s'égarer.
Tôt ou tard ils retournent au bercail. Je ne saurais vous citer plus à propos les passages suivants d'une lettre que j'ai reçue à la fin de décembre dernier. Je la fais précéder de quelques détails nécessaires pour vous en donner la parfaite intelligence.
Lorsque j'étaisen Amérique, je fis connaissance avec une famille française que des entreprises commerciales avaient fixée dans ce pays. Au nombre des enfants se trouvaient un petit garçon de douze ans et une petite fille de onze ans. Leur père me pria de les préparer à la première communion. J'acceptai. Comme leur famille habitait au centre de la mission, je pus donner à Charles et à Louise des soins assidus. Ils y répondirent. Leur première communion me combla de consolations, et me fit concevoir les plus belles espérances. Jusqu'à l'âge de quinze ans, Charles justifia mes prévisions. A celle époque, il fut placé dans un établissement d'éducation : les mauvaises compagnies de quelques jeunes gens de son âge, le respect humain, les passions qui commençaient à gronder lui lirent peu à peu oublier ses promesses. Il négligea ses devoirs de piété, devint dissipé, s'éloigna des sacrements; pour tout dire en un mot, il se perdit.
Ce fut à ce moment que je quittai l'Amérique. Depuis plusieurs années je n'avais reçu aucune nouvelle de cet enfant prodigue, ni de sa sœur, ni de sa famille. Je le croyais mort à Dieu. Cependant, au milieu de mes
inquiétudes, une pensée me consolait : « Ce pauvre enfant, me disais-je, a bien fait sa première communion ; tôt ou tard il reviendra. » Grâce à Dieu, je ne me suis pas trompé. La mère m'a écrit ; je vais la laisser parler.
«... Je viens à Charles. Vous savez tous les chagrins qu'il a causés à son père et à moi ; jusqu'à vingt-cinq ans il a été le fils de nos larmes. Que je suis heureuse de pouvoir vous annoncer qu'il est aujourd'hui le fils de notre consolation et de notre espérance ! Charles est tout à fait changé ; il s'est souvenu des bons soins que vous lui avez prodigués. 0 Monsieur 1 comment vous exprimer toute ma reconnaissance ? Il m'en a fait l'aveu ; la pensée de sa première communion l'a poursuivi dans tous ses égarements. Cette pensée, si consolante pour lui tant qu'il fut sage, était devenue, depuis ses erreurs, un remords accablant; rien n'a pu l'étouffer. C'est à ce remords, joint à vos bonnes prières, qu'il doit son retour à la vertu ; il ne parle de vous qu'avec attendrissement, a Oh ! me disait-il hier, si je pouvais revoir ce bon Pèrel mon Dieu, combien il aura versé de larmes sur moil Maman, consolez-vous; je veux lui
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donner, ainsi qu'à vous, autant de consolations que je vous ai donné de chagrins. . . » Il s'est confessé au missionnaire. Il a eu le bonheur de communier à l'Assomption avec son père et moi. Nous n'avons plus qu'un désir, c'est qu'il continue. Deux ans de conversion et de bonne conduite nous font espérer ; mais vous comprenez, mon Père, combien il a besoin de vos conseils et de vos prières. Je connais assez votre charité pour croire que vous ne lui refuserez ni les uns ni les autres. Dans quelques jours il doit vous écrire; soyez assez bon pour ne pas lui ménager les avis; vous pouvez y compter, tout ce que vous lui direz sera bien reçu. »
Vous pouvez juger de ma joie, mes chers enfants, en lisant cette lettre ; mais ce n'est pas tout.
« Quant à Louise, continue cette dame, permettez-moi de vous en dire un mot. Docile à vos avis, Louise fut bonne, modeste et pieuse jusqu'à seize ans ; elle n'avançait pas seulement en âge, mais encore en vertu : son père et moi nous pouvions recueillir avec délices les fruits de l'éducation chrétienne que nous lui avions donnée. Vers cette époque, ma cousine D vint nous voir;
Louise, qu'elle ne connaissait pas, la charma par sa douceur et son bon caractère ; elle nous la demanda pour quelques mois, nous la lui accordâmes. Combien je me suis repentie de cette permission ! Louise passa cinq mois chez ma parente : environnée de jeunes personnes de son âge, mais de goûts bien différents des siens, elle se relâcha peu à peu ; la toilette, les parures, les divertissements, les bals et les promenades faisaient le sujet ordinairedela conversation. L'envie déplaire et de briller s'empara de son imagination. Les moments qu'on ne donnait pas aux plaisirs extérieurs étaient employés à la lecture des romans ; ma cousine cependant n'en permettaitaucun de ceux qu'on appelle mauvais. Mais, hélas ! l'expérience de ma fille m'a bien confirmée dans l'opinion, bien ancienne chez moi, que tous ceslivres-lâ sont plus ou moins dangereux. Cette lecture acheva de lui tourner la tête.
« Cependant le moment de revenir auprès de nous arriva. Louise nous fut rendue ; mais, mon Dieu ! qu'elle était changée ! Hautaine, prétentieuse, coquette, quinteuse, ennuyée, dégoûtée de toute étude sérieuse et surtout de la piété ; voilà son portrait. Je ne dis
rien ; mon mari fut le premier à m'en parler... Louise vécut ainsi jusqu'à dix-neuf ans ; aux inquiétudes qu'elle me donnait se joignaient d'autres chagrins : Charles était au plus fort de ses égarements. Jugez de mon état, et si j'expiais cruellement une trop grande complaisance 1 0 Monsieur ! combien j'aurais eu besoin de vos conseils et de vos consolations ! Cependant je ne me décourageai pas, je priai, je m'offris en sacrifice pour la conversion de mes deux prodigues.... Après la tempête est venu le
calme Un jour, en cherchant dans mon
armoire, je trouvai le Règlement de vie que Louise avait fait à l'époque de sa première communion; ce fut un trait de la Providence.
C'était un mois avant l'arrivée du P. C
qui devait venir préparer les enfants à la première communion, lorsque les grandes chasses auraient été terminées chez les sauvages.
i Le soir, j'appelai Louise dans ma chambre. Là, seule avec elle, je lui dis mon gros cœur. Après l'échange de quelques paroles : f Tiens, lui dis-je en lui présentant son Règlement, fais-moi le plaisir de lire ce papier. » Elle le prit sans se douter de ce qu'elle
avait entre les mains; il y avait si longtemps
qu'elle ne l'avait regardé! elle l'ouvre !
Règlement de vie «0 maman!» me ditelle, et la rougeur lui monte au visage. a Continue, » lui dis-je ; elle n'en eut pas le courage. « Eh bien! ma chère amie, je vais te lire. » Je commençai ; chaque ligne était un remords. Bientôt des larmes commencèrent à couler sur ses joues; mais quand j'arrivai aux résolutions que vous avez eu la bonté d'ajouter de votre main, ses larmes redoublèrent. Alorsjelui portai le Règlement sous les yeux en lui disant : « Regarde, connais-tu cette écriture-là ? — 0 mon père ! » s'écria-t-elle ; et méprenant son Règlement, elle le porta à ses lèvres pour le baiser : elle
fondait en larmes « Maman, c'en est fait,
me dit-elle en se jetant à mon cou, je veux me convertir »
« Grâce à Dieu, la chose n'est plus à faire, Louise est redevenue ce qu'elle était. Autant elle avait de goût pour le monde et les parures, autant elle en est dégoûtée ; les bons exemples de sa sœur aînée l'ont beaucoup aidée : unissez vos prières aux nôtres »
Il est donc vrai, mes chers enfants, ce que
je vous disais, qu'une bonne première communion décide ordinairement du reste de la vie. Il peut s'élever quelques nuages; mais ils passent, et les bonnes habitudes reprennent leur empire.
Ne vous découragez donc jamais, mes chers amis ; quels que soient vos égarements, usez-en avec Notre-Seigneur comme vous en usez avec votre tendre mère. Plus d'une fois il vous est arrivé de lui désobéir et de la contrister; alors qu'avez- vous fait? Vous êtes allés vous jeter entre ses bras ; vous lui avez demandé pardon, exprimé vos regrets et promis d'être plus sages : elle vous a embrassés, et tout a été fini ; et vous avez été comme auparavant les objets de toute sa tendresse. Ah 1 rien ne contristerait plus le cœur de votre aimable Sauveur que la défiance de sa miséricorde. Voyez avec quelle indulgente bonté il recevait les pauvres pécheurs. Une femme, pécheresse publique, coupable de milliers de crimes, Madeleine, est à ses pieds. Elle les arrose de ses pleurs : u Allez, ma fille, soyez en paix ; beaucoup de péchés vous sont remis, parce que vous m'avez beaucoup aimé. » Voyez comme il pardonne à saint Pierre lui-même, qui l'avait renié
jusqu'à trois fois. « Pierre ! » lui dit- il en le regardant avec amour; voilà tout; pas un seul mot de plainte ou de reproche. Il aurait de grand cœur pardonné à Judas, si Judas était venu lui demander pardon.
Il vous pardonnera donc aussi, mes chers enfants, quelles que soient vos fautes ; il pardonnera de même jusqu'à la fin du monde à tous les pécheurs pénitents, et il aura encore delà miséricorde de reste. Pourriez-vous jamais vous défier d'un si bon Père? Pourriezvous jamais vous faire de sa miséricorde un titre pour l'offenser ? Mais tout ce que je vous ai dit sur la bonté de votre aimable Sauveur envers les pécheurs pénitents pâlit en présence de la parabole de l'Enfant prodigue. C'est lui-même qui l'a faite, afin de rassurer les pécheurs de tous les siècles qui voudront sincèrement revenir à lui. Lisez-la, vous la trouverez au quinzième chapitre de saint Luc.
0 mon Dieul mon Sauveur, mon Ami, mon Père, mon Trésor, le tendre Époux de mon âme, serais-je jamais assez malheureux pour vous oublier, pour oublier les saintes promesses de ma première communion ! Ah ! de grâce, appelez-moi plutôt à vous mainte-
nant que j'ai le bonheur de posséder mon innocence. Mais si jamais j'avais le malheur de vous oublier, laissez-moi, dans mon malheur, la grâce de ne jamais désespérer de votre miséricorde. Oui, mon Dieu ! quels que soient le nombre et l'énormilé de mes fautes, quelles que soient mes mauvaises habitudes et les suites funestes de mes désordres, quand je serais déjà aux portes de l'enfer, je me souviendrais du jour de mon innocence ; je me souviendrais de ma première communion, je me souviendrais de vos anciennes bontés : ce souvenir ranimera mon courage, et je redirai avec le Prodigue : « J'irai à mon Père. » Oui, 6 mon Père! je viendrai me jeter à vos pieds dans le tribunal sacré de la réconciliation : je vous présenterai mes blessures, mes larmes, mes infirmités et mes haillons; vous aurez pitié de moi. 0 Dieul qui êtes toujours le même, vous me recevrez comme le père du fils prodigue reçut son fils pénitent, et les anges se réjouiront de mon retour, et la paix redescendra dans mon âme : je redeviendrai votre enfant.
< ) Marie ! ma bonne et tendre mère, obtenez-moi la grâce de conserver toujours sans souillure la robe de mon innocence. Mais, si
j'ai le malheur d'offenser mon Dieu, refuge des pauvres pécheurs, ne m'abandonnez pas : daignez demander la grâce de ma conversion, et vous l'obtiendrez, et j'irai vous bénir éternellement dans le ciel avec mon aimable Sauveur, à qui soit toute louange, tout honneur et toute gloire avec le Père et le Saint- Esprit, aujourd'hui et toujours, dans tous les siècles! Ainsi soit-il.
Pour moi, mes bons et tendres amis, je ne cesserai, tant que je vivrai, de faire des vœux pour votre persévérance. Hélas! mes cheveux blancs m'avertissent que je n'ai que peu de temps à prier pour vous sur la terre ; mais si le Seigneur me fait miséricorde, je ne vous oublierai pas dans le ciel : j'y garderai vos places. Pour vous, quand vous apprendrez ma mort, répandez quelques prières sur la tombe d'un vieillard qui vous aima comme ses enfants. Souvenez-vous quelquefois de ses conseils, afin que, pendant la vie, à la mort et durant toute l'éternité, vous puissiez dire comme aujourd'hui : le Seigneur est