‹ Le seize mai et la fin du SeptennatChapitre 83 sur 171 · PÉRIODE ÉLECTORALE ATTITUDE DU GOUVERNEMENT ET DES PARTIS · texte numérisé non relu

PÉRIODE ÉLECTORALE ATTITUDE DU GOUVERNEMENT ET DES PARTIS

L'aspect de Paris pendant cette cérémonie funèbre, l'attitude de la population tout entière, la présence autour de ce cercueil de tous les hommes engagés dans la lutte ouverte depuis le 16 mai, l'esprit dont ils se montraient pleins; tout faisait présager que la lutte serait ardente, implacable; et déjà on en pouvait prévoir le succès final. Les élections avaient été fixées au 14 octobre. Les ministres du Maréchal sentaient si bien leur entreprise péricliter qu'ils en avaient retardé la date au delà du terme que leur fixaient les lois organiques. Par une interprétation inexacte de ces lois, ils avaient reculé de trois semaines la période électorale qui aurait dû être ouverte, constitutionnellement, le 25 septembre. Us n'en étaient plus à cela près. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, ils s'enfonçaient de plus en plus dans des illégahtés sans nombre, en proie au vertige de cette aventure.

Un comité central composé de MM. Hérold, Calmon et Peyrat avait été institué à Paris pour présider à l'action électorale du parti républicain. Quoique les 363 fussent désignés partout comme candidats nécessaires, il se produisit quelques difficultés dans les provinces.

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