Voir aux Morceaux choisis, p
152 LA LITTÉUATURE FRANÇAISE AU XYI*^ SIÈCLE.
zième siècle. Mais il nous est impossible d'analyser ces mystères de VAssori,ption\ de saint Chridophle^, de saint Andnj « à quatre-vingl-six personnaiges*,» àeV Apocalypse'', etc., etc. -jCes moralités de Mundus, caro et dsemonia^, de VHomynejiste el l'homme mondain^, de ï'Aissomption'', de ï Enfant prodigue^, de l'Enfant ingrat^, elc. ; ces sotlies et farces des Savetiers ^'^, du Testament de Pathelin^\ de la Cornette ", des Deux filles et des deux mariés i», du Nuuienu-Monde^'', etc., elc. Dans celte quantité d auteurs plus oumoius incounuSjOn ne peut rappeler que deux ou trois noms, Gringore. Nicole de la Cliesnaye et Pontalais; le premier surlout mérite l'attention.
Entré après une jeunesse aventureuse dans la compagnie des Enfants sans souci, Guingobr '^ y joua le rô'e de Mère sotte et composa divers drames qui furent remarqués. Louis XII employa son talent satirique dans sa lutte oonire Jules II : ce sont de \éritables pamphlets poliliques que les œuvres, d'ailleurs médiocres, qu'il a intitulées « l'Entreprise de Venise avecque ks citez, chasteaux, forteresses et places que usurpent les \ éinciens des roys, princes et seigneurs chrtstiens, la Chasse du cerf des cerfs (Jules II), VEsj^oir de Paix, la Coqueluche. Outre ces drames politiques, on a de lui les Folles entrep7nses, vaste composition où l'auteur passe en revue, dans le désordre d'un rêve fantastique, les folies de toutes sortes, grandes et petites, que lui montrent l'histoire, la légende, les nouvelles du jour, l'observation de ses contemporains. Le Jeu duprmce cl s sois, joué devant Louis XII le mardi gras de l'an 1511, est une rcmarquabh; trilogie composée d'une sottie, d'une moralilé et d'une farce. Le Cry qui la précède est le chef-d'œuvre du genre. La sottie nous montre aux prises le Prmce des sotz (Louis XII), la Mère sotte (l'Église) avec ses deux acolytes