‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 130 sur 725 · Ibi,l., p. 1,0. j · texte numérisé non relu

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178 L.\ LITTÉRATURE FRANÇAISE AU XVl" SIÈCLE.

;\ un de SOS clercs». Le mariage va se conclure, quand surviennent le capiliiine qui la réclame, et le père qui la rev.onnait.Cesiune œuvre dis«n>le, sans grand mouvement, mais où on lit avec plaisir d'ngréables peintures do mœurs.

l'^n l.iOT, ILaïf donne à l'hôtel de Guise son Brave ou Taillebras qui reproduit l'original latin de Plaute ', mais liabill6 à la moderne et vraiment naturalisé français. Celle pièce jouée avec soin, a( compnguée de chœurs qu'avaient composés Ronsard^ Desporles, Filleul, lîi'lloau, eut un grand relenli^semont. Enfin, vers l.'i72, Baïf composa une traciuciion de VEumique de Térence, d'une exactilude pleine d'aisance, el qu'admirait encore ma>'ame Dacier au dix-scplième siècle.

Avec Daïf liiiil ce qu'on pourrait appeler la première période de la comédie du seizième siècle, celle des contemporains de Jodelli' et de la Pléiade. Leurs pièces sont en veis de huit syllabes, comme les farces d'où elles dérivent. Alors commencent les comédies en prose, imitées des comédies italiennes, l'^n Italie, au quinzième et au seizième siècle, les auteurs comiques, même les poëies les plus distingués, croyaient devoir écrire leurs comédies en prose. L'Arioste, qui avait d'abord composé en vers les quatre pièces de la Cnssaria, delà Lena, des Siq'tposili et du Ncgromarite, les avait remises en prose, (.'était en prose qu'écri- \aienl le cardinal Bibbiena, Piocolomini, l'Arélin, Dolce, Lorenzino de Mi'dicis, Grazziui, etc. L'épîlre que l.arivey adresse à M. d"Amboise en télé de ses comédieo donne une idée des théories qui régnaient alurs; nous n'avons pas à les discuter ici, mais à constater qu'elles eurent pour ellet d'amener la prose italienne à un rare état de perfection^. Ce sont les mêmes principes qui prévalurent chez la plupart de nos auteurs comiques à la fin du seizième siècle. Jean de la Taille, qui avait donné une détestable traduction de Npgro7n(inte àe l'Aiioste, se releva avec les Con'ivaux (rivaux d'amours) (f;i62), comédie assez originale, d'une prose vive, alerte, et qui s'inspire des modèles italiens. Le Mud inse7isé de l'Angeviu Piiîrhe Le Loyi;r ^(1575) et la l'ucclle de Louis Le Jaus (1[)62)* irOnt inférieurs.

Nous arrivons à un écrivain remarquable qui mérite une

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