‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 212 sur 725 · Comment l'enfant étudiera rhistoire · texte numérisé non relu

Comment l'enfant étudiera rhistoire

11 practiquera, par le moyen des histoires, ces grandes âmes des meilleurs siècles. C'est un vain estude, qui veull*; mais qui veult aussi, c'est un estude de fruict inestimable, et le seul estude comme dict Platon *, que les Lacedemoniens eussent réservé à ^ leur part. Quel proufit ne fera il, en cette part là, à la lecture des vies de nostre Plutarque? Mais que mon guide ^ se souvienne où vise sa charge; et qu'il n'imprime pas tant à son disciple la dale de la ruyne de Carthagc, que les mœurs de Hannibal et de Scipion ; ny tant où mourut Marcellus, que pourquoi il feut indigne de son debvoir qu'il mourust là ''. Qu'il ne luy apprenne pas tant les histoires qu'à en juger. C'est à mon gré, entre toutes, la matière à laquelle nos esprits s'appliquent de plus diverse mesure®: j'ayleu enTite Live cent choses que tel n'y a pas leu ^; Plutarque y en a leu cent,oultre ce que j'y ay sceu lire, et à l'adventure oultre ce que l'aucteur y avoitmis •": à d'aulcuns, c'est un pur estude grammairien " ;

1. Pourquoi ne pas partir comme un convive rassasié de la vie? (Lucrèce, ni, 951.)

2. Pourquoi vouloir y ajouter des jours qui seront encore perdus et consumés sans profit? (t>ucrccc, Ibid., 954, 9ob;)

Page 1