Par sa co iditiou
il. Métaphore : l'objet de sa poursuite. 13. Égalité qui doit régner entre les amis.
ii. Mais.
e^^uale. Voylà pour quoy il y a bien (ce dict on) entre les voleurs quelque foy' au partage du butin : pour ce qu'ils sont pairs et compaignoas et que, s'ils ne s'entr'ayment, au moins ils s'entrecraignent et ne veulent pas, en se desunissant, rendre la force moindre : mais du tyran ceulx qui sont les favoris ne peuvent jamais avoir aulcune asseurance, de tant ^ qu'il a apprins d'eulx mesmes qu'il peult tout, et qu'il n'y a ni droict ni debvoir aulcun qui l'oblige; faisant son estât de compter sa volonté pour raison*, et n'avoir compaignon aulcun, mais d'estre de tout maistre *. Doncques n'est ce pas grand pitié, que veoyanf tant d'exemples apparents % vaoyant le dangier si présent, personne ne se veuille faire sage aux despens d'auliruy «? et que, de tant de genls qui s'approchent si volontiers des tyrans, il n'y en ayt pas un qui ayt l'advisement ' et la hardiesse de leur dire ce que dict (comme por(e le conte) le renard au lion qui faisoit le malade : « Je t'irois veoir de bon cœur en ta tas- « niere; mais je veois assez de traces de besles qui vont en « avant vers toy, mais en arrière qui reviennent, je n'en veois « pas une *. » (W., p. 72.)