‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 264 sur 725 · LA NOUE · texte numérisé non relu

LA NOUE

Fr.ANÇois DE LA. NotE, dît Bras de Fer, grand capitaine et grand écrivain, naquit en 1531 en Bretagne, d'une famille alliée aux Matignon et aux Chateaubriand. Il servit sous Brissac en Italie et dans les Pays-Bas, se convertit au protestantisme {\bbl), s'enrôla sousCondé, et, après la prise d'Orléans et de Saumur (1567), reçut des protestants le commandement du Poitou, de l'Aunis et de la Guyenne. Au siège de Fontenay-le-Comte, il eut le bras gauche fracassé d'un coup d'arquebuse, et dès lors porta un bras de fer qui lui valut son surnom. Après la paix de Saint-Germain (8 août 1570), il alla combattre les Espagnols en Flandre, leur prit \alenciennes et Mons, mais

L'n asne doux et débonnaire,

Qui n'avoit rien de l'ordinaire.

Mais qui sentoit avec raison

Son asne de bonne maison :

Un asne sans taclie et sans vice,

Né pour faire aux dames service,

Et non point pour estre sommier 1

Comme ces porteurs de fumier.

Ces pauvres baudels de village.

Lourdauds, sans cœur et sans courage,

Qui jamais ne prennent leur ton

Qu'à la mesure d'un baston.

Votre asne fut d'autre nature,

Et couroit plus belle advanture;

Car, à ce que j'en ay appris,

11 estoit bourgeois de Paris :

Et do fait par un long usage

Il retenoit du badaudage :

Et faisoit un peu le mutin

Quand on le sangloit trop matin.

Toutesfois je n'ay cogiioissance

S'il y 2 avoit eu sa naissance :

Quoiqu'il en soit, certainement

11 y demeura longuement,

Et soustint la guerre civile

Pendant les sièges de la ville,

Sans jamais en estre sorty.

Car il estoit du bon party :

Dà 3 ; et si 4 le fit bien paroislre,

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