Houoruble
tioiis dont la plus célèbre est la mémorable défense de Sienne contre les Impériaux (1555). La gloire militaire de Monluc était au plus Iiaut point, quand éclatèrent les guerres civiles, où il joua un rôle sanglant. Chargé par Charles IX du gouvernement de la Guyenne, il y fit régner l'ordre à l'aide du bourreau, et imposa la terreur de son nom aux protestants; impitoyable toutefois pour les catholiques euxmêmes quand ils affectaient l'indépendance. Inspiré par le culte de la royauté qu'il poussait jusqu'au fanatisme, il châtiait dans les huguenot*, non les hérétiques, mais les rebelles. Il refusa de prendre part au massacre de la Saint-Barthélerny et sauva môme des protestants. Il fut atteint au siège de Rabastens (15"9) d'une horrible blessure au visage qui le foi ça à porter un masque le reste de ses jours ; en 1574 Henri ill lui donna le bâton de maréchal de France en récompense de ses services passés; il mourut en 1577 dans sa maison d'Estillac dans l'Agénois.
Les Mémoires ou Commentaires qu'il dicta dans les dernières années de sa vie, ont été imprimés plusieurs fois ; la meilleure édition est celle qu'en a donnée M. de Ruble (5 vol. in-8°; publication de la Société de l'Histoire de France). C'est celle que nous suivons dans ces extraits.
Voir l'étude que nous consacrons aux Cotnmentaircs dans notre Tableau de la Littérature au xvi' siècle (section I, ch. m).