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Le mépris qu'il aura de nous

prisonnier, et, revenant au protestantisme, se mit à la tète des Huguenots. La mort de Henri III le rendit héritier légitime du trône qu'il se vit obligé de conquérir par les armes sur les Ligueurs. Son abjuration (1593) décida de la soumission qui, on lô9G, devint générale De la promulgation de l'Édit de Nantes et de la paix do Vervins (1698) data une ère de prospérité et de grandeur qu'interrompit en 1(510 le poignard de Ravaillac.

Son mariage avec Marguerite ayant été annulé en 161)9, il épousa l'année suivante Marie de Médicis qui lui donna un fils, Louis XIII.

Ses œuvres littéraires consistent en une volumineuse correspondance, j)ubliée très-imparfaitement par M. Berger de Xivrcy dans la Collec~ tion (les Documents inédits de l'Histoire d'i France sous le titre ûq Lettres missives de Henri IV [1 vol. in-4", 1843-1855). Depuis, de nouvelles lettres ont été publiées, par le prince de Galitzin (Lettres inédites de Henri IV, Paris, 18G0j, par M. Halphen (Lettres de Henri IV à M. de Siller'j, Paris, 186G; Lettres à M. de liellièvre, Paris, 1872), et par M. Guadet (Supplément aux Lettres Misuves, 1872).

Voir l'appréciation des lettres de Henri IV dans notre Tableau de lu Littérature française au xvi' siècle (Section I, ch. iv).

1. A monsieur de Launey, baron d'Entraigues, gouverneur de Vivarez et de Gevaudan.

Monsieur Delauney d'Entraigues, Dieu aj'dant, j'espère que vous estes à l'heure qu'il est restably de la blessure que vous receules à Coutras, combattant si vaillamment à mon costé ; et si ce est comme je l'espère, ne faites faulte (car, Dieu aydant, dans peu nous aurons à découdre, et ainsy besoin de vos services) de partir aussitost pour venir me joindre. Sans doute vous n'aurés manqué, ainsy que vous l'avez annoncé à Mornay, de vendre vos bois de Mezilac et Cuze, et ils auront produit quelques mille pistoles. Si ce est, ne faites faulte de m'apporler tout ce que vous pourrés; car de ma vie je ne fus en pareille disconvenue ^; et je ne sçais quand, ni d'où, si jamais, je pourray vous le rendre; mais je vous promets force honneur et gloire; et argent n'est pas pasture pour des gentilshonmmes comme vous et moy.

La Rochelle, ce xxv^ octobre i 588

Vostre affectionné,

Henry.

(Letlres missives de Henri IV, tome II, p. 398.)

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