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6. Autre forme de raboidière, terrier de lapins. Cf. l'anglais rabbit, lapin.
7. L'édition do I56i porte théomar.hes (qui combattent les dieux); c'est évidemment la bonne leçon.
8 . Cette phrase puisque les hutnains, etc. , telle que la donuc le manus-
crit, est inintelligible. L'édition de lb64 l'a modifiée comme il suit : puisque les humains tant et tant sont des cueurs en- (Iwciz que, etc. C'est altérer trop librement le texte : il suffit de clianger lbs humains en des humains pour que la phrase offre un sens très-clair : « puisque ou bien les coups (des chats-fourrés), sont si bien avoués (acceptés) des humains qu'ils ne se rappellent (recordent), ni ne prévoient le mal causé par les chats fourrés, ou bien, etc. »
Cliarles-Quint, parvint à le faire sortir de captivité. Deux ans après, elle épousa le roi de Navarre, Henri d'Albret, dont elle eut une fille, Jeanne, la mère de Henri IV. Ce second mariage ne fut pas plus heureux que le premier. Marguerite chercha dans les lettres une diversion aux ennuis de l'intérieur. Elle écrivit le recueil intitulé Contes de la Reine de Navarre, ouvrage dans lequel des coûtes plus ou moins libres servent de prétextes à des discussions raffinées sur la morale. L'ouvrage qui, comme le B-icaméron^ devait contenir cent nouvelles divisées en dix journées, resta inachevé. Le chagrin où la mort de François I^"' plongea Marguerite, ne lui permit pas de le compléter, et comme il contient sept journées de dix contes, plus les deux premiers contes de la huitième journée, on lui donna le nom de Heptaméron i. On a encore de Marguerite des mémoires et une correspondance qui nous la montrent îi la fois tendre, dévouée et pleine d'esprit, d'enjouement et de sens. Elle a laissé des poésies pubhées sous le titre de Marguerites de la Marguerite des princesses 2, poésies pleines de grâce, de finesse et de délicatesse, que les poctcs de la Pléiade célébrèrent à l'envi. Elle avait écrit également des mystères et des moralités. ■
Marguerite encouragea les lettres; elle aimait à s'entourer d'écrivains éminents, tels que Clément Marot, des Periers, etc.; elle se plaisait à découvrir et à faire connaître les talents ignorés, et, plus que François I" lui-même, elle a contribué au grand mouvement de la Renaissance. Elle penchait vers la doctrine réformée et protégea ouvertement les calvinistes. Sa conduite privée a été l'objet d'accusations sans fondement ; par son caractère comme par son intelligence, par les rares qualités de son cœur et de son esprit, elle fut une des femmes les plus éminentes de son temps. Elle mourut en 1549 ^.
Voir notre Tableau de la Littérature au xvi° siècle (section I, ch. vi, et section II, chap. i).