Qui vous aime plus que nous ne vons aimons
14 11 voui donne votre part de peines à éprouver.
CONTEURS. — BONAVENTURE DES PERIERS
BONAVENTURE DES PERIERS
Né au commencement du xvi» siècle. — Mort vers 154}.
Jean Bonaventcre des Periers naquit en Bourgogne vers le commencement du XM* siècle. On sait peu de chose de sa jeunesse; il reçut, quoique pauvre, une forte éducation classique. Malgré ses connaissances profondes, il eut peine à sortir de la misère. Après s'être adressé en vain à divers protecteurs, il entra enfin au service de Marguerite de Navarre . la sœur de François Ps qui se l'attacha d"abord comme valet de chambre, puis comme secrétaire. De Ib'il à 1537, il se livra surtout à des travaux d'érudition, traduisit le Lysis de Platon, prit part sous le pseudonyme à'Eutyc/ius (Bonaventure) à la publication de la traduction des Écritures que préparaient d'après le texte hébreu Olivetan, le parent de Culvin, et Lefèvre d'ÉtapIes, et aida Estienne Dolet dans son grand travail : Comnientavii linguœ latinœ. En même temps, il traduisit^ à l'exemple de Marot, des hymnes et autres poésies sacrées. En 1637, il fit imprimerie Cymbalum mundi en francoys contenant quatre dialogues poétiques, fantastiques, joyeux et facétieux, adressés par
de les porter pacientement ', je tous supplie, Monseigneur, croire sans riens eu doubler que ce n'est que pour esprouver combien vous l'aimez, et pour vous donner le loisir de penser et connoistre combien il vous aime ; car il veult avoir vostre cueur entièrement, comme par amour vous a donné le sien, pour, après vous avoir unny 2 à luy par tribulacion, vous deslivrer, à 3 sa gloire et vostro consolacion, par le mérite de sa victorieuse résurrecsion, afin que par vous sou nom soit congnu et sanctifié, non seulement en votre réanime, mais par toute la cristientéjusques à la conversion des infidèles. 0 que bienheureuse sera vostre brefve prison, par qui Dieu tant d'ames deslivrera de celle '* d'infidélité et esternelle damnacion ! Hélas! Monseigneur, je say bien que vous l'entendez trop mieux que moy; mais veu que en aultre chousc je ne pense que en vous 5, comme celuy seul que IJieu m'a laissé en ce monde, père, frère et mary , ne pouvant 6 avoir le bien de le vous dire et peu eseripre '',