‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 387 sur 725 · Nous offrent à si bon compte · texte numérisé non relu

Nous offrent à si bon compte

2, Le mot, devenu masculin, a pris une terminaison masculine, trafic.

.3. H. Estienne avait déjà ridiculisé cette manie de l'italianisme dans ses Deux dialogues du nouveau langage franrois

sone, l'admirateur des Italiens, Celtophile le défenseur du pur français. Celtophile consent ironiquement à ce que le français emprunte à l'italien certains mots quand ils expriment des clioses qui n'existent qu'en Italie, qui sont inconnues en

italianisé (1S78), où il oppose à Philau- France, par exemple charlatan, bouffon.

13i MORCEAUX CHOISIS DES AUTEURS DU XVI« SIÈCLE.

aux Grands Jours de Poitiers, en 1583 à ceux de Troyes. En 15P5, Henri III le nomma avocat général à la Cour des comptes; en 1588, il fut élu député aux États de Blois; il combattit la Ligue, s'attacha à Henri III, et, après l'assassinat de ce prince, à Henri IV avec qui il rentra à Paris en 1593. Après une verte et vigoureuse vieillesse, il mourut à 85 ans, en 1615, laissant la réputation d'un homme supérieur par le talent et par le caractère. Des œuvres de Pasqiiier qui remplissent deux volumes in-folio dans l'édition incomplète d'Amsterdam (1723), la plus importante, ce sont les Recherches de la Frmice, travail de grande érudition. Viennent ensuite vingt-deux livres de Lettres; le Catéchisme des Jésuites (Villefranche, 1G02) violent pamphlet contre la Société de Jésus; le Pourporler du prince, étude de philosophie politique, des poésies latines et françaises, et divers opuscules, entre autres le Monop/iik, dialogue fade sur l'amour, œuvre de jeunesse qui fut le début dePasquier dansla littérature.

De ses œuvres oratoires il ne reste que son Discours contre les Jésuites, inséré par lui dans ses Recherches.

M. Léon Fougère a publié en 18i9 un choix des Recherches et des Lettres de Pasquier (2 vol. in-l2). Le texte en est malheureusement rajeuni.

Voir sur cet écrivain notre Tableau de la liltéralure au xvi' siècle (sect. I, ch. V et vu).

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