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l Iliade l,ii5.) Ce distique, comme aussi celui qu'on peut lire à la page t5U, justifie le jugement que le royal élève d'Amyot, Char- 1. s IX, bon juge eu matière de poésie, portait sur les vers de son précepteur.
IbO MORCEAUX CllOiSIS DES AUTEURS DU XVr SIÈCLE.
cela les divertit et destourne bien des choses dont les ennemis ont accoustumé de se resjouïr et de se mocquer. Et puis nous voions bien souvent les chantres et musiciens es ^ théâtres, et toute autre telle manière ^ de gens qui servent à faire des jeux, touslanguissans, nonchallans, et non point délibérez, ny faisans tous leur effort de monstrer ce qu'ils sçavent quand ils jouent ù par eux ^, mais quand il y a émulation et contention à l'envi contre d'autres, à qui fera le mieux, alors non seulement ils se préparent eux-mesmes plus attentifvement, mais aussi leurs inslrumens, laslans* les cordes plus diligemment, les acordans, et entonnans leurs flusles ^. Celuy donc qui sçait qu'il a son ennemy pour emulateur de sa vie, concurrent d'honneur et de gloire, prent de plus près garde à soy, considère circonspectement toutes choses, et ordonne mieux ses meurs et sa vie. Car cela est une des proprielez du vice, avoir plus tost honte des ennemis que des amis, quand on pèche. El pourtant^ Scipion Nasica, comme quelques uns dissent et estimassent ' que les affaires des Humains estoient désormais en toute seureté, estans les Carthaginois qui leur souloienl** l'aire teste du tout ruinez, elles Acheiens subjuguez : mais au contraire, dit-il, c'est à ceste heure que nous sommes en plus grand danger, ayaas tant faicl que nous avons oslé tous ceux que nous devions révérer et tous ceux que nous pouvions craindre.
(Id., Comment on pourra recevoir utilité de ses ennemis; t. I, fol. 277, recto.)