Les tambours des Kspagnols
9. Ceci rappelle le vers d Ëiinius : At ha terribili sonitu taratantara dixit.
0 Le clairon a fait retentir son terrible taratnntaru. » Voir le commentaire de Servius sur Virgile, Enéide, IX, o03.
10. L'armée de Charles-Quint était composée d'Espagnols, d'Autrichiens, de ^^■allons, etc.
1 1. Egorgeait.
\l. Les eunemis qui les poursuivaient.
1 3 . Fusillade ; de escopette, sorin d'arme à feu.
les renvoyer coucher; où plusieurs demeuroient en la place du combat. El nos gens aussi ne s'en revcnoicnttous leur peau enlici-c et en domeuroiont lousjours quelques-uns pour la dismc, lesquels estoient joyeux de mourir au lict d'honneur. Et là où il y avoit un cheval blessé, il estoit escorché et mangé par les soldais: c'estoit au lieu de bœuf et de lard. Et pour peuser nos blessés, c'estoit à moy à courir. Quelques jours après on faisoit autres sorties qui faschoicnt fort les ennemis, pour ce qu'on les laissoit peu dormir à seureté...
(Ambroise Paré raconte ensuite la résolution prise par Charles-Quint de ne partir de devant la place « qu'il ne la prist par force ou par famine, quand il devroit perdre toute son armée ; » l'acharnement que montrent les assiégés pour la défense de la ville ; le rationnement des vivres et les travaux des habitants qui font de chaque quartier, de chaque maison autant de forteresses à emporter ; enfin l'engagement qu'ils prennent, au cas où les Espagnols auraient renversé tous les obstacles, de brûler leurs trésors ^wur que les ennnemis n'en fissent trophée, de détruire les munitions et les vivres, et de mettre le feu en chaque maison, pour brusler les ennemis et eux ensemble, n)
Les citoyens l'avoient ainsi tous accordé, plus tost que de voir le Cousteau sanglant sur leur gorge et leurs femmes et filles pendre à force, parles Espagnols cruels et inhumains.
Or nous avions cerlaius prisonniers que monsieur de Guise renvoya sur leur foy, auxquels taciturnement on avoit voulu qu'ils conceussent noslre dernière volonté et desespoir, lesquels estant arrivés en leur camp ne différèrent de la publier... L'Empereur ayant enteudu ceste délibération de ce grand guerrier monsieur de Guise, mit de l'eau dans son vin, et refréna sa grande cholere, disant qu'il ne pourroit entrer en la ville sans faire une bien grande boucherie et carnage, et espandre beaucoup de sang tant des defendans que des assaillants, et fussent tous morts ensemble, et à la lia, il n'eust sceu avoirautre chose que des cendres : et qu'après on eust peu dire que c'eust esté une pareille destruction que celle de la ville de Jérusalem, faite jadis par Titus et Vespasian. L'Empereur donc ayant entendu nostre dernière resolution et voiant le peu qu'il avoit avancé par sa batterie, sappes et mines, et la grand'peste qui estoit en son camp, et l'indisposition du temps ', et la necessité^de vivres et