‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 448 sur 725 · Séjour · texte numérisé non relu

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LES POETES DE 1300 A looO. — CLÉMENT MAROT. 179

Adonc le Rat, sans serpe ne ' couslcau, Y arriva joyeux et esbaudy, Kt du Lyon (pour vray) ne s'est gaudy 2 : Mais despita ' Cliatz, Cliates et Chatons, Kt prisa fort Ralz, Rates et Ratons, Dont il a voit trouvé temps favorable Pour secourir le Lyon secourable :

Auquel a dict : tays toy, Lyon lyé.

Par moy seras maintenant deslyé :

Tu le vaulx bien, car le cueurjoly as, Bien y parut quand tu me deslyas.

Secouru m'as fort Lyonueusemeut, Or secouru seras Rateusement.

Lors le Lyon ses deux grans yeux vestil *, Et vers le Rat les tourna un petit, En luy disant : 0 povre vermyniere.

Tu n'as sur toy instrument ne manière.

Tu n'as Cousteau, serpe ne serpillon, Qui sceust coupper corde ne cordillon, Pour me jecter de ceste estroicte voye : Va fe cacher, que le chat ne te voye.

Sire Lyon (dit le tilz de Souris), De ton propos (certes), je me soubris : J"ay des cousleaux assez, ne te soucie, De bel os blanc, plus tranchans qu'une Sye *: Leur gaine, c'est ma gencive et ma bouche : Bien coupperont la Corde, qui te touche De si trespres : car j'y metfray bon ordre.

Lors Sire Rat va commercer à mordre Ce gros lien : vray est, qu'il y songea Assez longtemps, mois il le vous rongea Souvent, et tant, qu'à la partin tout rompt, El le Lyon de s'en aller fut prompt.

Disant en soy : Nul plaisir ® (en effect), Ne se perd point quelque part on soit faicl \

{Epistres : A son ami Lyon; éd. de Lyon, 1514; p. 13'k)

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