‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 501 sur 725 · Entretenir; cf. plus haut, p. I · texte numérisé non relu

Entretenir; cf. plus haut, p. I

D'autant plus se garder que Ion ne soit repris :

Vivre avecques cliascun, de cliascun l'aire compic. ' :

Voilà, mon cher Morel (dont je rougis de honte),

Tout le bien qu'en trois uns à Rome j'ay appris.

Marcher d'un grave pas et d'un grave sourci'

Et d'un grave soubris ' à cliascun faire feste,

Balancer * tous ses mots, respondre de la teste

Avec un Messer noiv' ou bien un Messer si^ Entremesler souvent un petit Et cosi'^

Et d'un son Scrvitor' contrefaire l'honneste ;

Et, comme si Ton eust sa part en la conquesle"

Discourir sur Florence et sur Naples aussi : Seigneuriser' chascun d'un baisemenl de main

Et suivant la façon du courtisan Romain

Cacher sa pauvreté d'une brave apparence •"; "Voilà de ceste Court " la plus grande vertu

Dont souvent mal monté, mal sain et mal veslu,

Sans barbe et sans argent on s'en retourne en France.

{Regrets; sonnets lxxxv et lxxxvi ;éd. de 1369, feuillet 2.*); éd. M.-Laveaux, tome 11, p. 209 eî 210.)

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