‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 502 sur 725 · A la conquête de l'Italie, y. Traiter en seigneur · texte numérisé non relu

A la conquête de l'Italie, y. Traiter en seigneur

De vostrc doulce halaine Eventez ccste plaine, Eventez ce séjour; Ce pendant que j'ahanne ' A mon blé, que je vanne A la chaleur du jour^, {Divers jeux rustiques : Vœux rustiques; édit. de 1S69; fol. 6, verso ; éd. M.-Laveaux, t. II, p. 299).

^. Charles-Quint et Paul IV ^

Je n'ay jamais pensé que ceste voulte ronde Couvrit rien de constant; mais je veux désormais^ Je veux, mon cher Morel, croire plus que jamais Que dessoubz ce grand tout rien ferm& ne se fonde;

Puisque celluy qui fut de la terre et de l'onde Le tonnerre et l'effroy, las de porter le faix, Veult d'un cloistre borner la grandeur de ses faitz, Et, pour servir à Dieu, abandonner le monde.

Mais quoy ? Que dirons-nous de cest autre vieillard, Lequel, ayant passé son aage plus gaillard Au service de Dieu, ores '* César imite ?

Je ne sçai qui des deux est le moins abusé; Mais je pense, Morel, qu'il est fort malaisé Que l'un soit bon guerrier ny l'autre bon hermite. {Sonnets inédits de J. du Bellay, publiés par A. de Montaiglon, 1849, p. 5. — Cf. l'éd. de M. M.-Laveaux, II, p. S29.)

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