‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 511 sur 725 · Tous sont égaux devant la mort · texte numérisé non relu

Tous sont égaux devant la mort

Pourquoy, chetif laboureur, Trembles tu d'un empereur Qui doit bien tost, légère ombre ', Des morts accroistre le nombre?

Ne sçais tu qu'à tout chacun Le port d'enfer est commun, Et qu'une ame impériale Aussi tost là bas dévale* Dans le bateau de Charon, Que l'ame d'un bûcheron?

Courage, coupeur de terre ^!

Ces grands foudres de la guerre Non plus que loy n'iront pas Armez d'un plastron là bas Comme ils alloient aux batailles :

Autant leur vaudront leurs mailles^, Leurs lances et leur estoc ''

Comme à toy vaudra ton soc

{kl., ibid., ode XII ; — tome II, p. 269.)

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