‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 529 sur 725 · Pour rechercher · texte numérisé non relu

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4. Cachent. Ils no pouvant se rapporter à avettes qui est du féminin, se rapporte saua doute à essaim, nom collectif,

considéré probablement comme un pluriel.

!i. Les poètes anciens appelaient le mois d'avril moisis cithereius.

G. Vénus Aphrodite, née de l'éciimc des flots.

L'ÉCOLE DE RONSAUn. — HEMI DELLEAU.

Cestc description du mois d'Avril invila un Berger de la compagnie à chanter les louanges du mois de May, adverlissanl un sien amy d'avoir souvenance de ses amours, en si gaye et si belle saison, disant :

May.

Pendant que ce mois renouvelle, D'une course perpétuelle, La vieillesse et le tour des ans :

Pendant que la tendre jeunesse Dn ciel remet en allégresse Les hommes, la terre et le temps;

Pendant que l'humeur printanicre Enfle la mammelle fruitière * Ue la terre, en ces plus beaux jours, Et que sa face sursemee De fleurs, et d'odeurs embasmee ^, Se pare de nouveaux attours;....

Pendant que la vigne tendrette.

D'une entreprise plus secretle Forme le raisin verdissant, Et de ses petits bras embrasse L'orme voisin, qu'elle entrelasse De pampre mollement glissant ;

Et que les brebis camuscltes ' Tondent les herbes nouvclettes, Et le chevreau à petits bons * Eschauffe sa corne et sau telle Devant sa mère, qui broutelle Sur le roch * les tendres jetions * ;

Pendant que la vois argentine Du Rossignol, dessus l'espine Degoise'' cent fr^dons mignars :

Et que l'Avette mesnagere D'une aile tremblante et légère Voile en ses pavillons bru\ars * ;

Pendant que la terre arrosée

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