lilus
Que dcparfaicls plaisirs ! ô nicii, qu'ils trouvent beau Cette terre nouvelle et ce grand ciel nouveau !
Mais d'autre part, si tost que l'iillernel faict bruire A sa gauche ces mots, les foudres de son ire, Quand ce juge, et non père, au front de tant de roi?. Irrévocable, pousse et tonne celte voix : « Vous qui avez laissé mes membres au\ froidures. Qui lui avez verse injures sur injures, Qui ;i ma sèche soif et à mon asprc faim Donnastes fiel pour eau et pierre au lieu de pain : Allez, maudits, allez grincer vos dents rebelles Au goufire ténébreux des peines éternelles ! » Lors ce front * qui ailleurs porloit contentement Porte à ceux-ci la mort et l'espouvantement. Il sort un glaive aigu de la bouche divine ; L'enfer, glouton bruyant, devant ses pieds chemine...
0 enfants de ce siècle, ô abusez mocqueurs, Imployables ^ esprits, incorrigibles cœurs. Vos esprits trouveront en la fosse profonde * Vray ce qu'ils ont pensé une fable en ce monde. Ils languiront en vain de regret sans mercy. Vostre ame à sa mesure '' enflera de soucy. Qui vous consolera ? L'amy ^ qui se désole Vous grincera les dents au lieu de la parole ^ Les Saincts vous aymoient-ils? Un abysme est enlr'eux Leur chair ne s'csmeut plus, vous estes odieux. Mais n'esperez-vous point fin à votre souffrance? Poinct n'esclaire aux enfers l'aube de l'espérance^ !. ... Transis, désespérez, il n'y a plus de mort ^ Qui soit pour votre mer des orages le porl. Que si vos yeux de feu jettent l'ardente veùe A l'espoir du poignard, le poignard plus ne tue. Que la mort (direz-vous) estoit un doux plaisir ! La mort morte '** ne peut vous tuer, vous saisir. Voulez-vous du poison ? En vain cet arlificc !