‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 560 sur 725 · DESPORTES · texte numérisé non relu

DESPORTES

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Philippe Despohtes naquit à Chartres en 154G. Après avoir été clerc de procureur, puis secrétaire de l'évoque du Puy, Desportes partit pour l'Italie où il subit l'influence de la poésie de Pétrarque. A son retour, il se lia d'amitié avec Claude de l'Aubespine, secrétaire des commandements de Charles IX , qui l'introduisit à la cour. Il sut gagner la faveur du roi à qui il offrit son imitation du Iloland de l'Arioste et celle du duc d'Anjou h qui il présenta ses sonnets sur Angélique. Dès lors commença la brillante fortune de notre poëte. Favori de Charles IX et de Henri III qu'il avait accompagné en Pologne, il reçut l'abbaye d'Aurillac, échangée plus tard contre celle des Vaux de Cernay, l'abbaye de Tiron, celle de Josaphat et celle de Bonport; il devint chanoine de la Sainte-Chapelle, lecteur de la chambre du roi, conseiller d'Ét;;t. Sur la fin de ses jours on lui offrit l'archevêché de Bordeaux qu'il refusa. La velléité guerrière qui lui fit un moment, après la mort de Henri III, partager la fortune do Vil!ars et des ligueurs pendant le siège de Rouen, ne fut pas do longue durée. Il se rallia bientôt îi Henri IV. Abbé et poëte de cour, le mieux rente des beaux esprits, compagnon confident, et chantre trop complaisant de la vie galante des princes, faisant d'ailleurs un usage libéral de ses prébendes, protégeant les autres poètes, il n'eut guère que des amis. Passerat et Durand qui l'avaient combattu, lorsqu'il était du côté dos ligueurs, se réconcilièrent avec lui. D'Aubigné seul ne lui pardonna pas d'avoir chanté les amours de Henri III.

En 1572, à sou retour d'Italie, Desportes avait publié ses imitations do l'Arioste ; l'année suivante il donna la plus grande partie de ses poésies amoureuses. Dans les dernières années do sa vie, retiré dans son abbaye de Bonport en Normandie, il acheva ses poésies chrétiennes

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