‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 562 sur 725 · CUauson rustique · texte numérisé non relu

CUauson rustique

Modérant la chaleur * qui le fait csmouvoir.

Les roys par ta pointure ' animez d'allégresse, Donnent quelquefois tresve au soucy qui les presse : Des graves magistrats les chagrins lu desfaits; Tu te prens, courageux, aux plus rudes gendarmes ^, Et souvent, au milieu des combats et des armes, Tu chasses la querelle et nous donnes la paix

0 Dieu puissant et bon, seul sujet de ma lyre, Si jamais que de toy je n'ay rien voulu dire ^, Et si ton feu divin m'a toujours allumé, Donne-moy pour loyer'' qu'un jour je puisse faire Un œuvre à ta louange éloigné du vulgaire, Et qui ne suive point le trac * accoustumé.

Purge-moy '' tout par tout, le cœur, l'esprit et l'ame, Et m'eschaulfe si bien de ta divine flame, Que je puisse monstrer ce que je vay suivant *, Et que ' l'amour volant qui jusqu'au ciel m'emporte Aprùs la beauté sainte, est bien d'une autre sorte Que Taveugle appétit qui nous va décevant.

{Diane, livre I. — Œuvres de Ph. Desportc, éd. Alfred

Michiels, p. 51.)

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