CUauson rustique
Modérant la chaleur * qui le fait csmouvoir.
Les roys par ta pointure ' animez d'allégresse, Donnent quelquefois tresve au soucy qui les presse : Des graves magistrats les chagrins lu desfaits; Tu te prens, courageux, aux plus rudes gendarmes ^, Et souvent, au milieu des combats et des armes, Tu chasses la querelle et nous donnes la paix
0 Dieu puissant et bon, seul sujet de ma lyre, Si jamais que de toy je n'ay rien voulu dire ^, Et si ton feu divin m'a toujours allumé, Donne-moy pour loyer'' qu'un jour je puisse faire Un œuvre à ta louange éloigné du vulgaire, Et qui ne suive point le trac * accoustumé.
Purge-moy '' tout par tout, le cœur, l'esprit et l'ame, Et m'eschaulfe si bien de ta divine flame, Que je puisse monstrer ce que je vay suivant *, Et que ' l'amour volant qui jusqu'au ciel m'emporte Aprùs la beauté sainte, est bien d'une autre sorte Que Taveugle appétit qui nous va décevant.
{Diane, livre I. — Œuvres de Ph. Desportc, éd. Alfred
Michiels, p. 51.)